Max Verstappen multiplie les erreurs avec la RB22, mais Red Bull cacherait une explication gênante sur les accidents de son pilote star.
Depuis le début de la saison 2026 de Formule 1, Max Verstappen accumule les sorties de piste comme rarement dans sa carrière. Quatre accidents majeurs ont déjà mis un terme à ses séances, un scénario inhabituel pour le quadruple champion du monde.
Officiellement, Red Bull pointe systématiquement des défaillances techniques. Mais selon le journaliste Ralf Bach (F1-Insider), une autre hypothèse circulerait discrètement au sein de l’équipe… sans que personne n’ose l’assumer publiquement.
À chaque incident, Red Bull a fourni une explication technique. À Melbourne, l’accident de Verstappen en Q1 a été attribué à une combinaison de problèmes de freins, de boîte de vitesses et d’aérodynamique.
À Spielberg puis à Silverstone, l’équipe a expliqué les pertes de contrôle par une chute brutale d’appui liée à son nouvel aileron arrière, surnommé « Macarena ».
Enfin, à Budapest, Verstappen a évoqué une mystérieuse « dégradation aérodynamique » pour expliquer son tête-à-queue en qualifications, une analyse que Red Bull n’a jamais remise en cause publiquement.
À chaque fois, l’écurie a choisi d’endosser l’entière responsabilité.
Une hypothèse bien différente circule en interne
Selon Ralf Bach, certains membres de Red Bull auraient pourtant une lecture bien différente de ces accidents. Il ne s’agit pas d’affirmer que la RB22 est irréprochable, mais que Verstappen chercherait parfois à en extraire davantage qu’elle ne peut offrir.
Autrement dit, le Néerlandais continuerait à piloter avec les références des monoplaces des saisons précédentes, alors que la réglementation 2026 impose un niveau d’appui aérodynamique bien inférieur.
Ralf Schumacher partage cette analyse. « Max pousse toujours la voiture à la limite. Peut-être qu’il essaie simplement d’en extraire trop. Il doit accepter que ces voitures ont beaucoup moins d’appui que celles de l’année dernière », a expliqué l’ancien pilote à Sky Sports Germany.
Anthony Davidson avait lui aussi relevé cette tendance dès les premiers essais libres en Australie, estimant que Verstappen pilotait encore « comme au bon vieux temps ».
Cette théorie expliquerait également pourquoi ces erreurs concernent presque exclusivement Verstappen. Isack Hadjar, pourtant très critique sur l’équilibre de la RB22 — il a même reconnu avoir été « sincèrement effrayé » par son instabilité —, n’a pas connu la même série d’accidents.
Un sujet que Red Bull préfère éviter
Si cette hypothèse existe réellement, pourquoi Red Bull ne l’évoque-t-elle jamais publiquement ? La réponse est probablement autant politique que sportive.
L’avenir de Verstappen reste incertain. Sa clause de sortie est désormais activable en raison de sa position au championnat, et toute déclaration laissant entendre que le pilote porterait une part de responsabilité dans ses accidents risquerait d’alimenter encore davantage les tensions.
Il est donc plus simple pour Red Bull de continuer à assumer seule les problèmes de la RB22. D’autant que, malgré une voiture considérée comme seulement quatrième force du plateau, Verstappen continue de porter son équipe. Avec quatre podiums cette saison, il a inscrit plus de 60 % des points de Red Bull.
Ralf Bach estime d’ailleurs que l’équipe doit avant tout construire une monoplace à la hauteur de son pilote : « Si vous avez un pilote aussi rapide, vous devez construire une voiture qui corresponde à son talent, et non l’inverse. »
Officiellement, Red Bull continuera sans doute de désigner la RB22 comme unique responsable. En coulisses, la question semble pourtant moins tranchée. Tant que Verstappen demeurera indispensable au projet sportif de l’équipe, cette théorie restera probablement confinée aux bureaux de Milton Keynes.
« Je suis coincé, mec. Pu**** cette voiture, pu**** incroyable. » 😡
— Le Sprint (@LeSprintEdition) July 5, 2026
La radio de Max Verstappen après son crash.#F1 #BritishGP pic.twitter.com/3weeKGKkj8



