Après avoir parlé de « voiture en papier », Max Verstappen découvre le surnom donné au directeur technique de Red Bull, Pierre Waché.
Frustré par le comportement erratique de sa RB22 lors des qualifications du Grand Prix d’Italie, Max Verstappen a lâché un commentaire assassin à la radio. Une sortie médiatique qui a immédiatement déclenché une vague de moqueries à l’encontre de Pierre Waché, poussant le Néerlandais à monter au créneau pour calmer le jeu.
La succession d’Adrian Newey s’apparente à un véritable chemin de croix pour Pierre Waché. Propulsé à la tête du département technique de Red Bull Racing, l’ingénieur français peine à dompter la nouvelle réglementation aérodynamique de 2026. Le tracé de Monza a confirmer les maux profonds qui rongent la monoplace autrichienne même si MaxVerstappen a limité les dégâts en accrochant le podium.
Seulement sixième sur la grille de départ, relégué à trois dixièmes de la pole position surprise de Pierre Gasly, Max Verstappen a exprimé sa frustration dans l’habitacle. Jugeant sa voiture inconduisible, le quadruple champion du monde l’a sèchement qualifiée de « voiture en papier » sur la fréquence radio de l’équipe.
Il n’en fallait pas plus pour que les réseaux sociaux et la presse s’emparent de l’affaire. En jouant sur les mots, un surnom peu flatteur a rapidement émergé pour désigner le directeur technique français : le « Papier Waché » (un jeu de mots grinçant avec le papier mâché).
Il faut dire que le bilan technique de la saison prête le flanc aux critiques. La RB22 traine un mal chronique, principalement lié à un aileron arrière instable. Cette faille de conception a déjà coûté très cher au leader de l’équipe, victime de plusieurs tête-à-queue inexpliqués et d’abandons cuisants en Australie, en Autriche, en Grande-Bretagne et aux Pays-Bas.
Interrogé dans les travées de Monza par le quotidien néerlandais De Telegraaf au sujet de ce nouveau surnom, Max Verstappen n’a pu retenir un sourire. « Je ferais mieux de ne pas utiliser celui-là ici », a-t-il glissé dans un rire franc, avant de reprendre très vite son sérieux.
Malgré la frustration de voir son matériel le limiter sur la piste, le pilote de 28 ans refuse catégoriquement de lui faire porter le chapeau de cette crise de performance. « C’est juste vraiment dommage. Je sais que tout le monde fait de son mieux, et on ne devrait pas rejeter la faute sur une seule personne », a fermement recadré Verstappen. « Mais c’est une immense déception de voir qu’il y a encore tant de choses cette saison qui ne fonctionnent pas toujours correctement. »
Face à la tempête, la direction de l’écurie serre les rangs autour de son ingénieur en chef. Laurent Mekies, directeur de l’équipe, a tenu à remettre les pendules à l’heure, qualifiant ces attaques personnelles de totalement « injustes ».
Le patron de Red Bull a d’ailleurs rappelé que l’arbre de l’aérodynamique ne devait pas cacher la forêt des réussites de l’équipe, soulignant les progrès monumentaux accomplis par le département de Waché sur l’unité de puissance (désignée comme le meilleur moteur du plateau en 2026 par l’ADUO).
Récemment prolongé par Red Bull jusqu’en 2030, Max Verstappen attend de pied ferme des évolutions majeures et un cap technique clair pour 2027. La voiture en papier va devoir rapidement se transformer en blindé.
« Je ferais mieux de ne pas faire cette blague moi-même ! » 🤣
— Le Sprint (@LeSprintEdition) September 6, 2026
Max Verstappen réagit au jeu de mots « Papier-Waché », utilisé par les fans en référence au papier mâché, après que le Néerlandais a décrit sa RB22 comme étant « faite en papier » à la radio. #F1 #ItalianGP pic.twitter.com/RzniUXZdS8


