Fin 2026, début 2027 : la Formule 1 navigue dans le brouillard face aux incertitudes du Moyen-Orient et prépare plusieurs alternatives.

La Formule 1 pensait avoir réglé son problème de calendrier pour quelques semaines. Mais la situation au Moyen-Orient continue de perturber ses plans. Après l’annulation des Grands Prix de Bahreïn et d’Arabie saoudite en début d’année 2026, l’incertitude plane désormais non seulement sur la conclusion de la saison actuelle, mais aussi sur le lancement de l’exercice 2027.
La situation oblige donc la Formule 1 à travailler sur plusieurs hypothèses à la fois, car chaque décision aura des conséquences importantes sur l’organisation des équipes. Si la Formule 1 prépare habituellement ses déplacements plusieurs mois à l’avance, la situation actuelle l’oblige à conserver plusieurs portes de sortie ouvertes. Le problème n’est pas seulement sportif : il est aussi industriel.
Les équipes doivent connaître suffisamment tôt le lieu des essais hivernaux et de la première course afin d’organiser la fabrication des monoplaces, le transport du matériel et la gestion du plafond budgétaire. Même Pirelli impose des délais incompressibles. Le manufacturier unique de la F1 a besoin d’environ sept semaines de préavis pour acheminer ses pneumatiques vers un événement.
La F1 devra donc impérativement trancher rapidement pour 2027 : le lieu des essais de présaison devra être fixé au début de l’année, tandis que le site du premier Grand Prix devra être connue au plus tard à la mi-janvier.
L’Europe en solution de secours pour terminer 2026
Avant de penser à l’année prochaine, Stefano Domenicali doit encore résoudre le dossier de la fin de saison 2026. La décision concernant le maintien des Grands Prix du Qatar (3-5 décembre) et d’Abou Dabi (10-12 décembre) ne devrait pas intervenir avant la mi-septembre. Mais si la situation sécuritaire empêche leur organisation, la F1 a déjà confirmé une alternative : une finale européenne.
Le choix est également dicté par des contraintes logistiques. Les déplacements de matériel entre les différentes zones du calendrier, notamment avec les formalités liées au Royaume-Uni, limitent les options disponibles dans un délai aussi court. Plusieurs pistes ont été étudiées, mais certaines semblent désormais moins crédibles :
Las Vegas écarté : l’idée d’organiser deux courses consécutives dans le Nevada a été abandonnée. La F1 ne souhaite pas diluer l’importance de son rendez-vous américain et préfère éviter une concurrence directe avec la NFL lors du week-end de Thanksgiving.
Portimão difficile à envisager : le circuit portugais aurait été une solution naturelle grâce à son climat plus favorable, mais il ne serait pas en mesure d’accueillir une course dans ces conditions sans perturber les travaux nécessaires à son retour au calendrier en 2027.
Imola en position favorable : le tracé italien apparaît donc comme l’option la plus crédible pour accueillir une éventuelle finale de secours. Stefano Domenicali a reconnu que la météo serait un élément à surveiller, évoquant même avec humour l’espoir « qu’il n’y aura pas de neige ». Le patron de la F1 a toutefois rappelé que les températures moyennes à Imola restent supérieures à celles rencontrées lors du Grand Prix de Las Vegas.
La F1 prépare déjà plusieurs scénarios pour 2027
La priorité est de conserver un calendrier de 24 Grands Prix. L’annonce officielle est attendue à l’automne et devrait présenter un scénario initial basé sur un retour à la normale au Moyen-Orient.
Le projet actuel prévoit notamment :
- 25 au 27 février 2027 : essais hivernaux à Bahreïn ;
- 12 au 14 mars 2027 : Grand Prix de Bahreïn, prévu comme manche d’ouverture ;
- 19 au 21 mars 2027 : Grand Prix d’Arabie saoudite dans la foulée.
🏎️ Calendrier prévisionnel F1 2027
24 Grands Prix prévus au programme, avec un début de saison au Moyen-Orient sous réserve de l’évolution de la situation.
⚠️ Ce calendrier reste une hypothèse de travail. La Formule 1 doit encore confirmer officiellement le programme 2027, notamment en fonction de la situation au Moyen-Orient.
Mais la F1 sait que ce calendrier dépendra directement de l’évolution de la situation géopolitique. Liberty Media prépare donc déjà plusieurs alternatives.
Si le Moyen-Orient ne pouvait pas accueillir les premières échéances de la saison, les essais hivernaux pourraient être déplacés à Barcelone. Pour le premier Grand Prix, la F1 ne souhaiterait pas attendre l’Australie prévue début avril et étudie donc d’autres solutions.
La Malaisie apparaît comme une candidate particulièrement crédible. Le retour de Sepang offrirait une solution logique sur le plan logistique, d’autant que le circuit remplace déjà Bahreïn au calendrier 2026.




















