Hadjar chez Red Bull, il ne réalise toujours pas

Aux côtés de Max Verstappen en 2026, Isack Hadjar doute encore de sa place. Le pilote Red Bull décrit un mélange d’excitation, de surprise et de gratitude

Isack Hadjar a beau avoir signé son contrat avec Red Bull, la réalité peine encore à s’imprimer. À quelques semaines du lancement de la saison 2026, le Français reconnaît vivre sa promotion comme un choc autant que comme une récompense. Passer de Racing Bulls au baquet le plus exposé de la grille, aux côtés de Max Verstappen, reste pour lui difficile à intégrer.

La nouvelle lui est tombée avant la finale d’Abu Dhabi, presque brutalement. Sa première réaction n’a pas été d’appeler un ingénieur ou un membre du programme Red Bull, mais sa mère. « Je l’ai appelée tout de suite », raconte-t-il sur le podcast Talking Bulls. Ironie de la situation : elle était déjà au courant. « Elle est aussi mon manager, donc elle savait avant moi. »

Hadjar ne cherche pas à enjoliver son histoire. Il assume une part de hasard dans sa trajectoire. « Il y a des moments où je réalise ce qui m’arrive, et je suis prêt pour le défi. Et d’autres où je me dis : qu’est-ce que je fais là ? » confie-t-il. Pour lui, la performance pure ne suffit pas toujours. « Bien faire n’est pas assez. Il faut que tout s’aligne parfaitement. »

Cette lucidité tranche avec les discours formatés habituels. Hadjar sait qu’il arrive chez Red Bull dans un contexte particulier. Le poste de coéquipier de Verstappen est l’un des plus instables de la Formule 1 moderne. Mais loin de se poser en victime ou en élu, il parle surtout de gratitude. « Pourquoi moi ? Comment j’ai été choisi ? Je me sens incroyablement chanceux. »

Son ascension reste pourtant logique sur le plan sportif. Après une saison rookie solide chez Racing Bulls, ponctuée par un podium inattendu aux Pays-Bas, Hadjar a marqué des points là où Red Bull regarde vraiment : constance, sang-froid et capacité à saisir les opportunités.

Mais le Français ne se raconte pas d’histoire. Entrer chez Red Bull, ce n’est pas une fin en soi, c’est un saut dans le vide. En 2026, avec une réglementation entièrement nouvelle, une hiérarchie à rebattre et un Verstappen encore plus central dans le projet, Hadjar sait qu’il sera jugé sans indulgence. Sa seule certitude, pour l’instant, est d’avoir conscience de l’ampleur du défi.

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