Hadjar aurait dépassé Verstappen sans hésiter à Zandvoort

Laurent Mekies confirme que Hadjar pouvait attaquer Verstappen. À Zandvoort, le Français a fait preuve de patience et de maîtrise totale

Isack Hadjar a écrit une nouvelle page de sa jeune carrière en Formule 1 à Zandvoort. Le pilote Racing Bulls a décroché son tout premier podium, mais c’est surtout sa proximité avec Max Verstappen qui a marqué les esprits. Deux secondes seulement séparaient les deux hommes à l’arrivée, et Hadjar avait le feu vert pour tenter sa chance si l’opportunité s’était présentée.

Qualifié quatrième sur un circuit atypique, le Français a confirmé dès le départ qu’il avait la vitesse pour rester dans le haut du peloton. Les McLaren de Norris et Piastri s’étaient échappées, laissant Verstappen et Hadjar gérer leur duel en deuxième ligne. Malgré trois relances de Safety Car, Hadjar est resté au contact de la Red Bull, sans jamais céder un pouce de terrain à Ferrari et à Mercedes derrière lui.

La question a rapidement circulé dans le paddock : Hadjar avait-il réellement le droit de s’en prendre à la star de l’écurie sœur, Max Verstappen ? Laurent Mekies, patron de Racing Bulls, a balayé les doutes : « Bien sûr qu’il était autorisé. Si ce n’était pas le cas, ce serait illégal. » Une mise au point claire, renforcée par le rappel que Red Bull avait déjà fini derrière l’équipe junior en Hongrie.

Les observateurs ont remarqué qu’Hadjar est resté placé sans tenter d’attaque franche. Mais selon plusieurs sources proches de Racing Bulls, aucune consigne ne lui a été donnée. L’explication est peut-être ailleurs : sur un circuit aussi étroit que Zandvoort, il aurait fallu un véritable déclic pour forcer Verstappen à céder. Et malgré sa fougue, Hadjar a choisi la patience plutôt que le risque d’un accrochage qui aurait ruiné sa course.

Ce qui ressort de cette manche néerlandaise, c’est qu’Isack Hadjar n’est plus seulement une promesse, il est une menace crédible pour les cadors. Son premier podium ne doit rien aux circonstances : une qualification solide, un rythme constant et une défense impeccable contre Leclerc et Russell. « Ce résultat n’est pas un coup de chance », insiste Mekies. « C’est le fruit d’un travail énorme. »

Ironie du sort, c’est au Grand Prix des Pays-Bas, temple de l’« Armée Orange », que la nouvelle génération est venue défier Verstappen. Certes, le quadruple champion du monde a conservé son rang, mais voir Hadjar s’afficher dans ses rétroviseurs pendant 72 tours a envoyé un signal fort : même au sein de la galaxie Red Bull, la hiérarchie n’est plus intouchable.

Si Norris n’avait pas abandonné, si les McLaren n’avaient pas dominé, si Hadjar avait osé une manœuvre décisive… Zandvoort restera plein de « si », mais une certitude demeure : Hadjar a montré qu’il n’avait aucune intention de jouer les seconds rôles. La prochaine fois qu’il se retrouvera derrière Verstappen, le doute ne sera peut-être plus permis.

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