Les premiers résultats de l’enquête Ferrari écartent le système de freinage principal, sans encore permettre d’identifier précisément la pièce défaillante

Ferrari cherche encore la réponse à une question devenue embarrassante après le Grand Prix d’Espagne : pourquoi les freins de Lewis Hamilton ont-ils soudainement cessé de fonctionner normalement ? La Scuderia connaît désormais plusieurs éléments du problème, mais l’origine exacte de la défaillance lui échappe toujours.
Au volant de sa SF-26, le Britannique a progressivement perdu confiance dans sa voiture à mesure que sa pédale de frein devenait longue. L’équipe a tenté d’intervenir depuis le muret, sans parvenir à stabiliser la situation.
Quelques jours après la course, l’enquête technique est toujours ouverte et les premiers éléments ne permettent pas encore à Ferrari de désigner précisément le composant responsable.
Le symptôme, lui, ne fait guère de doute. Hamilton a signalé une pédale de frein devenue anormalement longue et le problème est revenu après une première tentative de correction effectuée par Ferrari à distance. Fred Vasseur avait confirmé après la course que la Scuderia avait essayé de modifier le comportement de la voiture depuis le muret. Quelques virages plus tard, le problème réapparaissait.
À ce stade, Ferrari a donc dû choisir entre continuer avec une voiture dont le freinage devenait de plus en plus difficile à maîtriser et mettre fin à la course de son pilote. Avec Hamilton qui accumulait déjà les dépassements des limites de piste, Vasseur estimait que poursuivre ne présentait plus suffisamment de garanties. Ferrari doit maintenant comprendre ce qui l’a provoqué.
Selon les informations recueillies par PlanetF1, les premiers indices ne désignent pas le système de freinage principal. Les recherches s’orientent plutôt vers des éléments auxiliaires associés au système. Ferrari dispose donc déjà d’une direction pour poursuivre ses investigations, mais cela ne signifie pas que la panne a été identifiée.
L’autre question qui devait forcément se poser concernait le spectaculaire accident de Hamilton survenu quelques heures plus tôt. Lors des EL3, le pilote Ferrari avait bloqué ses roues avant de percuter les barrières dans le dernier virage. Malgré les dégâts importants infligés à sa SF-26, Hamilton avait d’abord tenté de rejoindre les stands avant de finalement s’arrêter après plusieurs demandes de son équipe. L’incident avait provoqué une interruption de la séance.
Ferrari avait ensuite dû reconstruire la voiture avant les qualifications. Il aurait donc été logique de vérifier si cette intervention en urgence pouvait avoir un rapport avec la panne du dimanche. Mais les premières informations de l’enquête ne vont pas dans cette direction. Le problème rencontré pendant la course ne serait pas lié à la reconstruction effectuée après le crash des EL3. Autrement dit, Ferrari doit désormais chercher ailleurs que dans les réparations du samedi.
Un autre élément pourrait facilement brouiller la lecture de l’incident : Hamilton a bien touché le mur avec sa roue arrière gauche pendant les premiers tours du Grand Prix d’Espagne. Mais là encore, il faut distinguer la conséquence de la cause. Le problème de freinage avait déjà commencé à perturber Hamilton lorsque celui-ci s’est retrouvé en difficulté face à Verstappen. Le Néerlandais avait dû rendre sa position après avoir quitté la piste au premier virage, mais Hamilton n’a pas été en mesure d’en profiter longtemps : ses difficultés au freinage se sont accentuées et Verstappen a rapidement repris sa position.
Hamilton a ensuite continué à perdre des places jusqu’à ce que Ferrari décide finalement de mettre un terme à son Grand Prix. Le contact avec le mur fait donc partie des éléments que les ingénieurs peuvent examiner, mais les informations disponibles ne permettent pas d’en faire l’origine de la défaillance.
Cette panne mécanique arrive également au pire moment pour Hamilton sur le plan comptable. Kimi Antonelli a remporté le Grand Prix d’Espagne et a encore creusé l’écart au championnat. Après son abandon à Madrid, Hamilton compte désormais 101 points de retard sur le pilote Mercedes.
Le Britannique reconnaît lui-même que la situation au championnat devient extrêmement compliquée, tandis que Mercedes continue d’accumuler les victoires avec Antonelli.



