Un simple ajustement de suspension a redonné le sourire à Norris, désormais plus à l’aise pour attaquer en qualifications comme en course.

Lors d’un certain nombre de courses, Lando Norris a semblé plutôt en retrait lors des qualifications. Moins incisif que son coéquipier Oscar Piastri sur l’exercice d’un tour rapide, il a parfois vu ses chances de victoire s’évanouir dès le samedi. Mais en Autriche, le Britannique a retrouvé de la vivacité avec une pole position, une belle victoire et une confiance qui se voit clairement. C’est un changement technique précis qui semble être à l’origine de ce retour en forme.
Au Grand Prix du Canada, McLaren a amélioré la suspension avant avec l’objectif d’offrir à son pilote un meilleur ressenti au volant. Un ajustement qui, bien que mineur sur le papier, a eu un impact significatif pour Norris, connu pour sa grande sensibilité aux retours du volant.
« Je ressens tout avec mes mains, c’est comme mon capteur principal », explique-t-il, selon MotorsportWeek. « Mon jugement de l’adhérence vient directement du volant. »
Ce lien entre la machine et les sensations du pilote joue un rôle clé à ce niveau de compétition. Sans parler de miracle, Norris admet que ce travail spécifique sur le châssis lui a permis de mieux comprendre sa voiture. L’amélioration de ses sensations, associée à une prestation parfaitement maîtrisée en Autriche, lui a permis de réaliser ce qu’il considère comme « l’un de [ses] meilleurs tours en Q3 ».
Cependant, Norris garde la tête froide à l’approche du Grand Prix de Grande-Bretagne, sa course à domicile. Il ne considère pas cette victoire comme un tournant décisif, mais plutôt comme une étape vers plus de régularité. « Je n’attends pas de refaire ça à chaque course. J’en ai envie, évidemment. Mais je sais à quel point c’est compliqué. »