La RB22 inquiète : Isack Hadjar parle d’un châssis “terrible” et d’une équipe sans cap, incapable pour l’instant de corriger ses faiblesses

Trois courses ont suffi pour faire tomber quelques illusions. Red Bull Racing est décrochée au championnat, coincée dans un groupe où elle n’a théoriquement rien à faire. Le plus inquiétant, c’est qu’elle ne comprend pas totalement pourquoi.
Hadjar met rapidement de côté la piste du moteur. « Le moteur est bon », explique-t-il. Traduction : inutile de chercher de ce côté-là. Le problème est ailleurs, et il est nettement plus embêtant. Le châssis.
Dans les virages, la voiture ne suit pas. Ce n’est pas une question d’équilibre ponctuel ou de fenêtre de réglage trop étroite ; c’est plus diffus que ça. La RB22 manque de grip, de constance, et surtout de lisibilité pour ses pilotes.
Selon le pilote français, la voiture peut aller vite, mais elle ne sait pas rester rapide. Quant à l’équipe, elle ne sait pas encore comment corriger ça. Ce flou, on le retrouve aussi dans le discours de Laurent Mekies. Depuis la Chine, il parle d’une équipe qui cherche, qui teste, mais qui n’arrive pas à isoler clairement le problème. Melbourne avait laissé croire à un retard gérable. Une seconde sur Mercedes, un peu moins sur Ferrari. Rien d’inhabituel en début de cycle.
Sauf que la tendance ne s’est jamais inversée. Pire, elle s’est figée. Le drame, c’est que pendant ce temps, McLaren a comblé l’écart pour se mêler à la lutte devant. Résultat : Red Bull regarde désormais le trio de tête à distance, sans vraie marge de progression visible.
Mekies parle d’un problème « complexe ». Ce mot revient plusieurs fois et en F1, ça signifie généralement que plusieurs éléments interagissent sans logique claire. Aérodynamique, fond plat, comportement mécanique… rien ne se connecte comme prévu.
Le plus révélateur reste peut-être l’écart entre les pilotes et la voiture. Ni Hadjar, ni son coéquipier ne semblent capables d’exploiter le package de manière constante. Officiellement, personne ne parle de crise. Mais le ton employé, lui, trahit une équipe qui doute, une voiture qui échappe un peu à son contrôle, et aucune solution évidente à court terme.
À ce stade de la saison, ce n’est pas tant le retard qui inquiète. C’est l’absence de direction claire pour le combler.
"J'ai trouvé la voiture très compliquée à conduire dès le premier tour." 😬
— CANAL+ F1® (@CanalplusF1) March 28, 2026
Isack Hadjar, 8e des qualifications à Suzuka.#JapaneseGP #F1 pic.twitter.com/MOp00XyWzV





















