Bottas a failli prendre le départ du Grand Prix dAzerbaïdjan

Valtteri Bottas a passé son vendredi en état d’alerte, prêt à bondir dans le baquet de la Mercedes lors du GP d’Azerbaïdjan de F1

Le week-end de George Russell a été un calvaire physique. Absent de la journée des médias le jeudi pour cause de maladie, son état ne s’est pas amélioré le vendredi matin, au point de faire douter de sa participation. Toto Wolff, le directeur de l’écurie, a révélé la teneur de leur conversation quelques heures avant les premiers essais libres. Le pilote britannique lui a lancé une phrase angoissante sur son état : « Je ne suis pas sûr de pouvoir le faire. »

« Il était vraiment mal en point », a confirmé Wolff au micro de Sky Sports. « Le vendredi, c’était limite. » Face à une telle incertitude, l’équipe a immédiatement mis son pilote de réserve en état d’alerte.

Le pilote de réserve de Mercedes en 2025 n’est autre que Valtteri Bottas. Le Finlandais, qui prépare son retour en tant que titulaire chez Cadillac en 2026, a donc passé une partie de son vendredi dans le paddock de Bakou avec son casque et sa combinaison à portée de main.

L’histoire a failli être incroyable. Imaginer le retour, même pour une seule course, du pilote aux dix victoires avec Mercedes, dans l’écurie où il a passé cinq saisons, aurait été l’un des moments forts de l’année.

Ce scénario aurait offert une histoire intéressante, avec le vétéran Bottas directement confronté au jeune rookie Kimi Antonelli dans la même monoplace, une référence inattendue pour évaluer le niveau de performance du prodige italien.

Mais George Russell est un compétiteur hors normes. Malgré la maladie, il a serré les dents, pris le volant et a non seulement participé, mais brillé. Sa remontée en course jusqu’à la deuxième place est une performance que Toto Wolff n’a pas hésité à qualifier de « méga ». L’intéressé, lui, a avoué son soulagement à l’arrivée : « Pour être honnête, j’étais plutôt content de voir le drapeau à damier. »

Si le grand retour de Valtteri Bottas est bien prévu pour 2026, il s’en est fallu de très peu pour qu’il n’offre une pige surprise et mémorable à son ancienne écurie.

Author: Elisabeth Maingé, Consultante
Ingénieure de formation et passionnée de Formule 1 depuis son enfance, Élisabeth Maingé travaille au sein d’un grand constructeur automobile, où elle évolue dans le domaine de la recherche et du développement. À ses heures perdues, elle met son expertise technique au service de F1ACTU, en décryptant les performances des monoplaces, les innovations et l'impact des évolutions réglementaires sur les forces en présence dans le paddock. Son regard critique et sa pédagogie nous permettent de mieux construire notre réflexion et nos analyses lors des week-end de course.

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