Les images avaient inquiété à Suzuka. Mais après son violent crash, Bearman assure être déjà prêt à reprendre la piste à Miami.

Les images avaient marqué : Oliver Bearman boitant, soutenu par deux commissaires, puis le lendemain en difficulté pour monter dans un train. À Suzuka, le choc avait été très violent.
À plus de 50G dans les barrières, le pilote Haas a subi l’impact le plus impressionnant de ce début de saison, après avoir tenté d’éviter l’Alpine au ralenti de Franco Colapinto. De quoi figer le paddock pendant de longues minutes.
Le diagnostic a toutefois rapidement calmé les inquiétudes. Aucune fracture n’a été détectée après les examens médicaux, même si le corps a été mis à rude épreuve.
Le retour vers l’Europe n’a d’ailleurs pas été une formalité. « Oui, je vais très bien, merci de le demander. Le voyage a été difficile, tout simplement parce qu’après ça, je ne bougeais plus beaucoup. J’avais un peu de gonflement au niveau du genou, mais tout va bien maintenant », a-t-il confié à SPORTbible.
Signe que l’alerte appartient déjà au passé, Bearman a rapidement repris ses habitudes. Quelques jours seulement après Suzuka, il était de retour au simulateur.
« En fait, j’étais déjà en train de piloter sur simulateur dès mercredi ou jeudi, car mon frère Thomas et moi nous entraînions pour une course d’endurance. Ça aurait pu être bien pire, donc je suis très reconnaissant et j’ai hâte de retourner en piste à Miami. »
L’épisode japonais n’efface pas pour autant son début de saison solide. Avec 17 points inscrits, le Britannique pointe à une prometteuse 7e place au championnat.
Chez Haas, cette progression est observée avec lucidité. Ayao Komatsu sait que son pilote s’inscrit dans une trajectoire qui dépasse l’écurie américaine.
Pur produit de la filière Ferrari, Bearman reste destiné à Maranello à moyen terme. En attendant, Haas profite d’un pilote déjà capable d’encaisser un choc majeur… et de repartir presque aussitôt.





















