4 GP menacés au Moyen-Orient : L’embrasement plonge la F1 dans l’angoisse

L’escalade militaire fragilise Bahreïn, Arabie Saoudite, Qatar et Abou Dabi. Le calendrier de Formule 1 vacille face aux tensions régionales.

Il est des moments où le sport paraît secondaire comme pour ce 28 février 2026. Après une offensive américano-israélienne sur le sol iranien, la riposte de Téhéran a fait basculer le Moyen-Orient dans une phase d’instabilité majeure.

Pour la Formule 1, l’impact est immédiat. Ces dix dernières années, le Golfe est devenu un pilier stratégique du championnat, tant sur le plan financier que logistique. En 2026, quatre Grands Prix — soit un proportion non négligeable de la saison — sont programmés dans des pays directement concernés par les tensions. Le calendrier se retrouve de facto fragilisé.

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La première conséquence concrète est tombée à Sakhir. Un test Pirelli consacré aux pneus pluie, prévu avec McLaren et Mercedes, a été annulé après la fermeture de l’espace aérien.

Le manufacturier a confirmé que tout le personnel présent à Manama était en sécurité, mais l’évacuation s’organise dans l’urgence. Les équipes doivent rejoindre Melbourne en contournant les hubs régionaux habituels, désormais perturbés. La logistique mondiale de la F1, habituellement millimétrée, se grippe soudainement.

Officiellement, la F1 rappelle que les trois prochaines courses se tiendront en Australie, en Chine et au Japon. Mais le calendrier ramène rapidement le paddock dans la zone sensible :

  • 10-12 avril : Grand Prix de Bahreïn
  • 17-19 avril : Grand Prix d’Arabie Saoudite

Deux épreuves organisées dans des États stratégiquement exposés. Le précédent de Djeddah en 2022 avait déjà soulevé la question sécuritaire ; le contexte actuel change d’échelle.

Une fin de saison sous surveillance

Le Qatar et Abou Dabi doivent accueillir les deux dernières manches en novembre et décembre. À ce stade, aucune décision n’est prise, mais plusieurs paramètres pèseront lourd :

  • garanties sécuritaires
  • position du GPDA
  • couverture des assurances
  • capacité logistique internationale

Transporter des monoplaces et du matériel évalués à plusieurs centaines de millions d’euros vers une zone classée à risque constitue un enjeu contractuel majeur.

La F1 reste suspendue à l’évolution diplomatique. Le compte à rebours vers Bahreïn est lancé, et avec lui une question centrale : le calendrier 2026 pourra-t-il rester intact face à une crise géopolitique d’une telle ampleur ?

Author: Patrick Angler, Rédacteur en Chef
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