Wolff apaise les tensions en s’excusant auprès de Red Bull

10 000 € d’amende pour Mercedes après l’incident Antonelli-Tsunoda. Wolff endosse la faute et s’excuse publiquement auprès de Red Bull.

Dans un paddock où la moindre étincelle entre Mercedes et Red Bull se transforme habituellement en incendie diplomatique, Toto Wolff a choisi cette fois de faire profil bas. L’incident survenu dans la voie des stands lors des Essais Libres 3 aurait pu relancer la guerre des mots entamée au Qatar, mais le patron autrichien a coupé court à toute polémique en plaidant coupable immédiatement.

La scène est survenue dans la précipitation d’une fin de séance hachée par les drapeaux rouges. Mercedes a relâché Kimi Antonelli pile dans la trajectoire de Yuki Tsunoda. Le contact a été violent, projetant des débris de carbone sur l’asphalte et valant à l’écurie allemande une amende logique de 10.000 euros de la part de la FIA pour “unsafe release”.

Si l’amende est anecdotique pour le budget de Mercedes, les conséquences sportives pour Yuki Tsunoda ont été dévastatrices. Toto Wolff l’a reconnu avec une franchise rare au micro de Sky Sports : « Je suis désolé pour Yuki, car je pense que nous avons endommagé toutes les bonnes pièces de sa voiture. »

L’analyse technique donne raison à l’Autrichien. Le choc latéral a détruit le fond plat de dernière spécification monté sur la RB21 du Japonais. À quelques heures des qualifications, Red Bull n’a pas eu le temps de réparer ou de remplacer la pièce à l’identique. Tsunoda a donc été contraint de revenir à une ancienne version du plancher.

Revenir à une spécification datant de plusieurs courses sur un circuit comme Yas Marina, qui exige une précision chirurgicale dans le dernier secteur, est un handicap colossal. L’enquête des commissaires a révélé que Mercedes était “un peu pressée” de renvoyer Antonelli en piste après l’interruption de séance. Antonelli a d’ailleurs contesté l’ordre à la radio, soulignant qu’on lui avait donné le feu vert alors que la Red Bull arrivait.

En endossant publiquement la responsabilité (« C’était notre erreur »), Wolff protège son jeune pilote rookie, déjà sous le feu des critiques après l’épisode du Qatar. Il désamorce aussi toute velléité de représailles de la part des réseaux sociaux.

Cet incident ajoute une note d’amertume à la fin de saison de Yuki Tsunoda. Le Japonais, qui disputera demain sa dernière course en tant que titulaire avant de devenir réserviste en 2026, méritait mieux qu’une voiture bricolée pour ses adieux.

Ce handicap technique explique aussi pourquoi il s’est transformé en arme lors des qualifications, sacrifiant sa Q3 pour donner l’aspiration à Max Verstappen. Avec sa voiture endommagée et moins performante, il savait qu’il ne pouvait plus viser une bonne position à la régulière.

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