Sebastian Vettel alerte sur la Formule 1 version 2026. L’Allemand redoute une perte d’identité du sport avec les nouvelles règles.

Retraité depuis fin 2022, Sebastian Vettel continue d’observer la Formule 1 avec une certaine lucidité. Invité en Suède pour recevoir un prix de la Perfect World Foundation, l’Allemand n’a pas éludé le sujet qui agite le paddock depuis le début de saison.
Le règlement 2026 ne fait pas l’unanimité. Voitures plus légères, plus dépendantes de l’énergie électrique… sur le papier, l’intention est bonne. En piste, les promesses ne sont pas tenues.
« Sur le plan sportif, j’entends et je partage les critiques. Les voitures sont probablement amusantes à piloter, mais la course l’est beaucoup moins à cause de la réglementation et des difficultés qui l’accompagnent », a expliqué l’Allemand auprès de la chaîne SVT.
Le quadruple champion du monde met surtout en garde contre une dérive plus profonde. Pas une question de réglages. Une question d’identité. « Je suis très attaché sur le fait de ne pas perdre l’ADN et le cœur du sport… »
Cette prise de position intervient au beau milieu d’une fronde généralisée. Max Verstappen a déjà menacé de quitter la catégorie reine, fustigeant une réglementation qu’il qualifie « d’anti-pilotage ».
Marko démonte le principe même des dépassements liés à la batterie. Mansell va encore plus loin en expliquant que, par moments, les pilotes ne semblent même plus courir.
Pour Sebastian Vettel, la F1 joue avec le feu. Les pilotes sont le visage de la discipline. S’ils ne sortent plus de leur baquet transcendés par l’adrénaline, le public dans les tribunes et derrière les écrans finira par ressentir exactement la même chose.
La direction de la F1 tente d’éteindre l’incendie. Alors que Stefano Domenicali, grand patron de la F1, balaye d’un revers de main ces accusations (« Qu’est-ce qui est artificiel ? Un dépassement est un dépassement »), la FIA a tout de même été contrainte de réagir dans l’urgence.
Dès le Grand Prix de Miami, les règles de déploiement de l’énergie vont drastiquement évoluer. Pour contrer le phénomène frustrant du superclipping et redonner le contrôle aux pilotes, le plafond de recharge sera abaissé à 7 MJ tandis que la puissance libérée grimpera à 350 kW.
Une décision d’urgence validée par plusieurs écuries. James Vowles, le patron de Williams, a salué des modifications « sensées » issues d’une collaboration efficace entre la FIA et les équipes. On verra si ce pansement technique suffira à redonner le sourire à Max Verstappen et à rassurer des puristes de plus en plus inquiets.





















