La grand patron de Ferrari tire la sonnette d’alarme

Tension chez Ferrari : Benedetto Vigna dénonce publiquement les failles structurelles d’une Scuderia en perte de repères.

Ferrari perd patience. Son PDG, Benedetto Vigna, a brisé le silence pour pointer du doigt ce que tout le paddock constate : la Scuderia ne fonctionne pas comme une équipe de pointe. « Il y a d’autres équipes où tout semble fonctionner de manière plus fluide que chez nous. » En une phrase, le dirigeant a mis des mots sur la crise d’efficacité qui ronge Maranello.

Dans le langage de Ferrari, ce genre de remarque ressemble à un tir de semonce. La saison 2025 devait marquer la renaissance. Elle s’achève sans victoire, avec une SF-25 incapable de suivre le rythme des McLaren et des Red Bull. Pire, le recrutement de Lewis Hamilton — censé apporter la touche d’expérience et de leadership qui manquait — tourne à la déception.

Vingt courses, aucun podium, et un pilote qui n’a jamais semblé trouver l’équilibre avec sa voiture rouge. Pendant ce temps, Charles Leclerc maintient l’équipe à flot, mais sans pouvoir inverser la tendance.

Pour Benedetto Vigna, le problème dépasse le résultat brut. Il est culturel. Ferrari souffre d’un mal ancien : la lenteur interne, la fragmentation des responsabilités, et cette obsession du contrôle qui étouffe l’agilité. Vigna n’est pas un homme de course, mais un ingénieur de process. Ancien patron de STMicroelectronics, il parle le langage de l’efficacité industrielle. Il voit une équipe où les rouages sont grippés.

Quand il parle de “fluidité”, il ne parle pas de performance en piste, mais de coordination, de chaînes de décision qui traînent, de divisions techniques qui communiquent mal… Ferrari, dit-il à demi-mot, reste une entreprise d’ingénieurs brillants mais cloisonnés — une force qui, mal synchronisée, devient sa faiblesse.

Pendant que la Scuderia s’enlise, c’est un pilote issu de son académie, Ollie Bearman, qui a rappelé au monde ce que Ferrari prétend incarner : l’audace et la maîtrise. Sa quatrième place au Mexique au volant d’une Haas – une voiture cliente, avec un quart des moyens – a mis en lumière tout ce que Maranello ne parvient plus à produire : simplicité, réactivité, clarté dans l’exécution.

Fred Vasseur, lui, tente de maintenir le cap. Prolongé en juillet, il pensait avoir consolidé son autorité. Mais la sortie publique de Vigna rebat les cartes. Ferrari traverse une crise de cohérence, pas de compétence. Les bons ingrédients sont là : pilotes, ingénieurs, moyens. Mais comme le reconnaît Vigna, « ils ne fonctionnent pas encore ensemble. »

1 thought on “La grand patron de Ferrari tire la sonnette d’alarme

  1. Ferrari doit regretter d’avoir viré Carlos Sains !!!!
    Moins cher qu’Hamilton…
    Et plus efficace au volant d’une Ferrari ! *
    * il a eu le tord de battre le chouchou de l’équipe…
    Et ça, on ne lui a pas pardonné !

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