L’avenir d’Helmut Marko chez Red Bull s’assombrit après le titre perdu. Entre doutes internes et influence déclinante, l’écurie pourrait perdre deux piliers

La déception se lisait sur les visages dans le stand Red Bull dimanche soir. Perdre un titre mondial pour deux petits points, malgré une victoire finale et une remontée fantastique en deuxième partie de saison, laisse un goût amer. Mais une autre incertitude plane sur l’écurie de Milton Keynes : l’avenir de son patriarche, Helmut Marko.
L’homme qui a façonné la filière Red Bull, découvert Sebastian Vettel et Max Verstappen, et imposé sa main de fer sur l’écurie depuis 2005, a semé un doute immense sur son avenir. Interrogé sur sa présence en 2026, l’Autrichien de 82 ans n’a pas confirmé. Pire, il a laissé la porte grande ouverte à un départ.
“Nous aurons des discussions internes”
La réponse de Marko, recueillie par De Telegraaf, sonne comme un avertissement. « Si vous me reverrez l’année prochaine ? Eh bien, nous aurons des discussions internes… Pour moi, il est important de me sentir à l’aise. »
Cette petite phrase suggère que ce confort, justement, n’est plus garanti. Depuis la disparition du fondateur Dietrich Mateschitz et le départ de Christian Horner, l’influence de Marko s’est effritée. Certains dossiers récents, comme le recrutement avorté du jeune Alex Dunne qu’il poussait, montrent qu’il n’a plus les pleins pouvoirs.
Laurent Mekies, le nouveau patron de l’équipe, a d’ailleurs rendu un hommage aux allures d’adieu, remerciant Marko pour son “rôle déterminant” tout en rappelant que la F1 n’est pas un “milieu figé” et qu’il faut “constamment ajuster son organisation”. En clair, personne n’est intouchable.
Mais Marko n’est peut-être pas le seul pilier historique sur le départ. Une autre scène a marqué les esprits à Yas Marina : les larmes de Gianpiero Lambiase (“GP”), l’ingénieur de course indissociable de Max Verstappen, effondré sur le muret des stands.
Si la perte du titre explique l’émotion, des rumeurs insistantes évoquent un changement de rôle, voire un départ du muret pour “GP”. Max Verstappen lui-même est resté évasif, évoquant une année “dure” et des “détails” personnels qu’il ne souhaitait pas divulguer, tout en qualifiant Lambiase d’“ami”.
Si Red Bull perdait simultanément son mentor (Marko) et la voix qui murmure à l’oreille de son champion (Lambiase), l’équipe aborderait la révolution de 2026 et le nouveau moteur Ford totalement décapitée de ses repères historiques. Une perspective qui pourrait, à terme, fragiliser la seule chose qui compte vraiment pour l’écurie : l’engagement de Max Verstappen.
Plus d’images de la déception de Gianpiero Lambianse après la course, véritablement abattu que son pilote ne soit pas champion du monde. 😢
— Le Sprint (@LeSprintEdition) December 7, 2025
Le Dr Helmut Marko est venu le réconforter. #F1 #AbuDhabiGP pic.twitter.com/YLH3EunJBI