Le contrat d’Hamilton cache une option explosive : Ferrari ne peut pas empêcher le Britannique de rester en 2027, même en cas d’échec sportif.

Le mariage entre Lewis Hamilton et la Scuderia Ferrari, annoncé en grande pompe comme l’alliance du siècle, vire au casse-tête contractuel pour l’état-major de Maranello. Si l’aspect marketing est une réussite incontestable, le bilan sportif de la saison 2025 est venu jeter un froid polaire dans les bureaux de John Elkann. Avec une sixième place au championnat et, pour la première fois de sa carrière, une année complète sans le moindre podium, le septuple champion du monde semble marquer le pas.
C’est dans ce contexte de tension qu’une clause spécifique du contrat, révélée récemment par le quotidien BILD, commence à sérieusement crisper les dirigeants italiens. Ce n’est pas tant le salaire fixe de près de 50 millions d’euros qui pose problème, mais bien la liberté d’extension accordée au pilote britannique.
Le nœud du problème réside dans une option de prolongation pour l’année 2027. Alors que l’on pensait que Ferrari gardait la main sur l’avenir de son duo, il s’avère que cette clause est un « driver option ». En clair, c’est Lewis Hamilton, et lui seul, qui décidera s’il souhaite piloter la monoplace rouge une année supplémentaire.
Pour Ferrari, le risque est désormais palpable. Si le déclin de performance observé en 2025 se confirme, l’écurie pourrait se retrouver liée jusqu’à ses 44 ans à un pilote dont les statistiques ne justifient plus le statut de premier de cordée. À titre de comparaison, le gouffre technique avec Charles Leclerc est devenu une réalité comptable : Hamilton a terminé la saison avec près de 100 points de retard sur son coéquipier monégasque, et un cinglant 5 à 19 lors des séances de qualifications.
Le manque de rythme de Lewis Hamilton ne semble pas être une simple méforme passagère, mais une difficulté structurelle à s’adapter aux monoplaces à effet de sol. Ces voitures exigent une plateforme aérodynamique extrêmement rigide et une gestion millimétrée du marsouinage, un domaine où Leclerc excelle par sa capacité à piloter une voiture nerveuse du train arrière.
Frédéric Vasseur, le Team Principal de Ferrari, mise tout sur la révolution réglementaire de 2026. Avec des voitures plus légères, plus courtes et dotées d’une aérodynamique active, Hamilton pourrait retrouver une machine plus proche de ses standards passés. Cependant, si cette réinitialisation technique ne suffit pas à relancer le champion, Ferrari se retrouvera bloquée financièrement et sportivement par cette fameuse clause 2027, alors que des jeunes loups comme Oliver Bearman frappent avec insistance à la porte du garage.
Il est vrai que l’arrivée d’Hamilton a boosté la valeur de l’action Ferrari et attiré de nouveaux sponsors premium. Mais en Formule 1, le prestige de la marque repose sur la victoire. La Scuderia court après un titre mondial depuis 2007 (Kimi Räikkönen), et l’impatience des tifosi commence à se transformer en grogne.
Ferrari se retrouve dans une position délicate où elle doit espérer que son champion retrouve son génie, tout en craignant qu’il n’exerce son droit de rester une année de trop. Le risque est de voir cette collaboration historique se transformer en une coûteuse erreur de casting, transformant l’un des sièges les plus convoités au monde en une prison dorée.
🚨 | Hamilton’s Ferrari contract runs until 2027 and reportedly includes a unilateral option for 2028.
— Race+ (@racepluscom) December 22, 2025
He is said to earn around €55m per season, with advertising and image rights potentially taking his annual income beyond €100m.
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