Avec Newey, Honda et peut-être Lambiase chez Aston Martin, l’idée d’un transfert de Verstappen en 2027 n’a jamais semblé aussi crédible dans le paddock

Red Bull vient de perdre le titre pilote au profit de McLaren après une finale haletante en décembre 2025, mais on peut se permettre d’imaginer qu’un nouveau séisme se prépare. Ce n’est plus une simple rumeur : le rapprochement entre les cadres historiques de Red Bull et l’écurie Aston Martin ressemble désormais à un plan de migration orchestré. La question qui brûle toutes les lèvres dans le paddock est désormais de savoir si Max Verstappen sera le prochain à franchir le pas pour rejoindre le “Dream Team” de Lawrence Stroll.
Le mouvement a commencé par le sommet avec l’arrivée d’Adrian Newey, le génie de l’aéro, qui prendra officiellement les rênes d’Aston Martin en tant que Team Principal en 2026. Mais Newey n’est pas parti seul. L’écurie de Silverstone a patiemment siphonné l’expertise de Red Bull en recrutant des figures clés comme l’ingénieur en stratégie Nick Roberts ou encore Giles Wood, spécialiste des outils de simulation.
Cette fuite des talents s’est accélérée ces dernières semaines avec les discussions autour de Gianpiero Lambiase. La voix de “GP”, l’ingénieur de course de Max depuis ses débuts en 2016, est la dernière pièce du puzzle. Si Lambiase venait à accepter le poste de PDG ou de Team Principal chez Aston Martin, Verstappen se retrouverait orphelin de son allié le plus précieux, celui qu’il considère comme son “frère d’armes”. Dans un sport où la symbiose entre le pilote et son ingénieur conditionne les derniers millièmes de seconde, ce départ pourrait être le déclencheur final.
Aston Martin devient de plus en plus attractive. En 2026, elle deviendra l’écurie d’usine exclusive de Honda. C’est précisément avec ce moteur japonais que Verstappen a construit sa légende et ses quatre titres mondiaux. Max connaît l’excellence de Sakura et la fiabilité de leurs ingénieurs.
À l’inverse, Red Bull se lance dans le pari le plus risqué de son histoire : fabriquer son propre moteur en partenariat avec Ford. Si les premières indiscrétions parlent d’un projet ambitieux, le doute plane sur la capacité d’un nouvel arrivant à égaler immédiatement l’expertise thermique et électrique de Honda ou de Ferrari. Pour un pilote de la trempe de Verstappen, qui ne court que pour la gagne, l’assurance technique d’un bloc Honda logé dans un châssis signé Newey est un argument quasi irrésistible.
La clause de performance : la clé du contrat de Max
Le contrat de Max Verstappen, courant initialement jusqu’en 2028, est truffé de clauses de sortie. Oliver Mintzlaff, le patron de Red Bull, a beau se montrer rassurant, la réalité sportive est plus complexe. Max a terminé 2025 à la deuxième place du championnat, à seulement deux points de Lando Norris. Si cette position a verrouillé son baquet pour 2026, une nouvelle chute de performance lors de la première moitié de la saison prochaine pourrait activer ses options de départ pour 2027.
L’investissement de Lawrence Stroll est colossal : une nouvelle usine ultra-moderne, une soufflerie de pointe et le financement garanti par le géant pétrolier Aramco. Aston Martin a désormais les reins assez solides pour s’aligner sur les exigences financières de Verstappen. Le projet n’est plus une simple alternative, c’est devenu la destination logique pour un champion qui voit ses piliers s’effondrer un à un à Milton Keynes.
Cependant, Verstappen l’a dit à maintes reprises : il restera chez Red Bull tant que l’ambiance et la performance seront au rendez-vous. Mais avec le départ à la retraite d’Helmut Marko fin 2025 et l’exode de ses ingénieurs, le cocon Red Bull n’existe plus. Max se retrouve seul face à une structure en pleine mutation.
Rumours are swirling that Aston Martin are in talks with Max Verstappen’s engineer, Gianpiero Lambiase. 👀
— Sportskeeda Pit Stop (@SKPitStop) December 27, 2025
Imagine the trio of Adrian Newey, Fernando Alonso, and GP together. 🔥#F1 #AstonMartinF1 #SKF1 pic.twitter.com/hnuWxyggEu