Reposé et revanchard, Sergio Pérez prévient la grille : Cadillac ne débarquera pas en figurant en 2026, et l’impact sera visible dès Melbourne.

Sergio Pérez se sent investi d’une mission. Après une année 2025 passée dans l’ombre à reconstruire son mental loin de la pression étouffante de Milton Keynes, le Mexicain s’apprête à devenir le fer de lance du projet Cadillac Racing.
Alors que l’écurie américaine se prépare à devenir la onzième force du plateau en 2026, « Checo » a déjà repris le volant pour des sessions de tests intensives. Son message à ses futurs rivaux sonne comme une promesse : ne sous-estimez pas le géant endormi, car l’impact sera immédiat.
Pour une écurie qui part d’une feuille blanche, recruter un pilote avec 15 ans d’expérience est un coup de maître stratégique. Cadillac ne cherche pas un jeune loup pour faire des éclats médiatiques, mais un métronome capable de guider ses ingénieurs.
Pérez a récemment utilisé une Ferrari SF-23 pour reprendre ses marques. L’utilisation d’une monoplace de l’ancienne réglementation (TPC – Testing of Previous Cars) permet de calibrer les outils de simulation de Cadillac. Ce travail de l’ombre est le pilier sur lequel reposera la compétitivité de la future monoplace américaine. En apportant son expertise sur la gestion des pneumatiques et la sensibilité du train arrière, Pérez devient un architecte autant qu’un pilote.
Le passage chez Red Bull a été, pour Pérez, une épreuve psychologique autant que sportive. La saison 2025 lui a offert un luxe rare en Formule 1 : le temps. Ce recul lui a permis de digérer les difficultés rencontrées face à Max Verstappen et de retrouver le plaisir pur de la compétition. « C’est mon dernier grand projet dans ce sport, et je veux m’assurer que mon retour soit un succès total. Nous allons en surprendre plus d’un dès le premier jour », prévient le Mexicain.
Cette motivation retrouvée est un avertissement sérieux. Un Pérez libéré de la hiérarchie interne imposée par Red Bull est un pilote redoutable, capable de stratégies pneumatiques que peu d’autres peuvent égaler. Pour Cadillac, c’est l’assurance d’avoir un pilote qui ne panique pas sous la pression et qui sait ramener la voiture dans les points quand l’opportunité se présente.
L’arrivée de Cadillac coïncide avec le bouleversement réglementaire de 2026. Ce “reset” technique est une aubaine pour une nouvelle écurie. Comme tout le monde repart de zéro avec les nouvelles unités de puissance et l’aérodynamique active, l’écart historique entre les équipes de pointe et les nouveaux arrivants pourrait être bien plus faible que prévu.
Le fait que Pérez ait pu comparer ses sensations avec une monoplace Ferrari récente lui donne un avantage comparatif précieux pour aider Cadillac à éviter les pièges de conception initiaux. L’objectif avoué n’est pas de figurer en fond de grille, mais de bousculer la hiérarchie établie dès le Grand Prix d’Australie.
Sergio Michel Pérez
— Cadillac F1 News (@CadillacF1News_) September 10, 2025
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