Pendant ce temps, Verstappen accumule des tours en Mercedes

À peine battu pour le titre, Max Verstappen reprend le volant à Estoril au volant d’une Mercedes AMG GT3, loin d’un simple roulage de détente.

Alors que la majorité de la grille de Formule 1 profite d’une trêve hivernale bien méritée après le dénouement intense d’Abu Dhabi, Max Verstappen a déjà repris le volant. À peine une semaine après avoir cédé sa couronne mondiale à Lando Norris pour deux petits points, le Néerlandais a été aperçu sur le circuit d’Estoril, au Portugal.

L’image a de quoi surprendre : le pilote Red Bull enchaînant les tours au volant d’une Mercedes. Il ne s’agit évidemment pas d’une monoplace de l’écurie de Toto Wolff, mais d’une AMG GT3. Ce roulage, loin d’être un simple loisir de vacances, dessine les contours de la future structure de course du champion néerlandais.

Ce test a été organisé par l’équipe 2 Seas Motorsport. Jusqu’ici, le projet Verstappen.com Racing s’appuyait sur des châssis Ferrari (notamment la 296 GT3 exploitée par Emil Frey) ou Aston Martin. La présence de la Mercedes AMG GT3 à Estoril marque un virage technique majeur.

Selon les informations circulant dans le milieu de l’Endurance, l’équipe 2 Seas Motorsport, dirigée par Nick Cristofaro (un proche de Verstappen), est pressentie pour devenir une structure “Performance” officielle de Mercedes-AMG dès 2026.

Le choix de la monture allemande répond à une logique de puriste. Chris Lulham, partenaire de sim-racing de Max et coéquipier victorieux sur la Nordschleife en septembre dernier, privilégie la maturité et la fiabilité de la Mercedes face à une Ferrari 296 GT3 parfois jugée plus pointue. En testant lui-même la voiture aux côtés de Jules Gounon, pilote d’usine Mercedes, Verstappen valide personnellement le matériel que son écurie utilisera probablement en GT World Challenge Europe.

La finalité de ces essais est connue : Max Verstappen veut accrocher les 24 Heures du Nürburgring à son palmarès. Cependant, l’équation logistique pour 2026 s’annonce comme un casse-tête quasi insoluble.

Pour participer à la classique allemande, un pilote doit obligatoirement obtenir un “Permis” spécifique, ce qui nécessite de disputer des courses préparatoires du championnat NLS (Nürburgring Langstrecken-Serie). Or, le calendrier 2026 joue contre lui. Les dates des manches qualificatives NLS1, NLS2 et NLS3 entrent en conflit direct avec les Grands Prix de Formule 1, notamment celui de Chine.

Mike Jager, le patron du NLS, a beau clamer qu’il adorerait accueillir le champion du monde, il avoue être pieds et poings liés par un calendrier ultra-condensé. Sans participation aux courses préparatoires, pas de 24 Heures.

Il y a d’un côté les enjeux contractuels et logistiques, mais de l’autre, cette session portugaise révèle la psychologie du pilote. Là où d’autres auraient besoin de couper totalement avec le sport automobile après une défaite aussi cruelle qu’Abu Dhabi, Verstappen soigne le mal par le mal.

Il évacue la frustration de la perte du titre F1 en revenant à l’essence du pilotage : une voiture sans appui aéro excessif, un circuit “old school” comme Estoril, et le plaisir brut de la vitesse. C’est aussi un message envoyé à la concurrence : même battu, même en vacances, Max Verstappen reste un pilote qui ne vit que pour la course.

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