Pris dans l’accident provoqué par Franco Colapinto à Bakou, Lando Norris a été la cible d’insultes sexuelles et homophobes après ses déclarations. Alpine a réagi dimanche.

Les commentaires hostiles ont débordé jusque sous une publication Instagram de Lando Norris datant du 17 septembre. Neuf jours avant l’accident du Grand Prix d’Azerbaïdjan. Après son abandon à Bakou et ses critiques envers Franco Colapinto, le pilote McLaren a vu ses réseaux sociaux pris pour cible, avec des messages dont plusieurs relevaient de l’insulte sexuelle ou homophobe, selon les éléments rapportés par RacingNews365.
Dimanche 27 septembre, Alpine a publié un communiqué dénonçant les attaques contre ses pilotes, ses adversaires et les médias. L’écurie y constate une répétition des dérapages : « C’est devenu un phénomène récurrent lors des dernières courses et cela ne peut être toléré. » Quelques jours auparavant, Pierre Gasly avait déjà révélé que des menaces avaient atteint sa famille et sa compagne.
Dans son article publié samedi soir, RacingNews365 décrit des messages homophobes sur X, accompagnés de drapeaux LGBTQ+ employés pour tourner Norris en dérision. Le média reproduit également deux publications lui adressant une injure sexuelle explicite, pour l’une, et l’invitant à « aller se faire foutre », pour l’autre.
Certains auteurs invoquent les erreurs passées du Britannique, notamment ses incidents avec Oscar Piastri, pour contester sa demande de sanction contre Colapinto. Mais ces arguments sportifs s’accompagnent d’attaques personnelles. La même source relève des commentaires hostiles sur Instagram, sous une publication sans rapport initial avec la course de Bakou.
Alpine prend soin de ne pas désigner une communauté entière comme responsable. « Condamner les abus sur les réseaux sociaux ne vise pas une communauté de supporters en particulier, ni les fans d’une équipe ou d’un pilote », précise le communiqué. L’équipe appelle tous les amateurs de Formule 1 à reconnaître et à dénoncer ces comportements, quelle que soit leur provenance.
Norris a de bonnes raisons d’être en colère. À la relance derrière la voiture de sécurité, Colapinto a manqué son freinage au premier virage. L’Argentin a heurté l’Alpine de Gasly, projetée contre la McLaren. Norris a ainsi été éliminé dans un accident qu’il n’avait pas provoqué. Colapinto a reconnu son erreur et présenté ses excuses après la course.
Interrogé à son retour dans le paddock, le Britannique a porté un jugement sévère : « Il y a des pilotes qui ne devraient pas être en F1, pour être honnête. » Il a également réclamé une suspension d’au moins une course pour ce type d’accident à la relance.
Les commissaires ont retenu la responsabilité de Colapinto. Leur décision prévoit une pénalité de dix secondes, convertie en un recul de cinq places sur la grille de sa prochaine course puisqu’il avait abandonné et ne pouvait plus la purger. La suspension souhaitée par Norris n’a donc pas été prononcée.
Alpine rappelle la limite entre la discussion sur un incident et les attaques contre les personnes : « Des erreurs se produisent lorsque l’on court à la limite et, quel que soit le résultat ou les conséquences, personne ne devrait être la cible de commentaires haineux ou injurieux. »
Le communiqué ne cherche pas à trancher le débat sur la sévérité des propos de Norris. Il condamne des attaques visant « non seulement l’un de nos propres pilotes, mais aussi des membres de la communauté de la Formule 1, dont les médias, ainsi que nos concurrents ». L’écurie ne nomme pas le pilote de son équipe concerné.
Cette prise de position intervient après une semaine déjà marquée par les témoignages sur le harcèlement. Avant les premiers essais à Bakou, Gasly avait expliqué que les réactions à son épisode en piste avec Colapinto à Madrid avaient atteint ses proches. Le Français s’était inquiété du niveau des menaces, bien au-delà des critiques auxquelles un pilote sait être exposé. Colapinto avait lui aussi demandé l’arrêt des attaques, en rappelant qu’ils travaillaient pour la même équipe.
Quelques jours plus tard, Alpine a dû renouveler cet appel. L’équipe s’engage désormais à poursuivre les discussions avec les instances : « Nous continuerons à travailler étroitement avec le promoteur du championnat, le détenteur des droits et l’instance dirigeante pour discuter des moyens de lutter contre les abus en ligne. »









Les insultes ne sont pas tolérable car se n’est pas des critiques un peu de respect pour les pilotes qui sont un sport extrêmement dangereux merci