Piastri revient sur la décision de la FIA après son accrochage avec Leclerc

Après son duel musclé avec Charles Leclerc au Grand Prix de Belgique, Oscar Piastri réclame plus de cohérence de la part des commissaires de la FIA.

Oscar Piastri ne comprend toujours pas la décision des commissaires après son accrochage avec Charles Leclerc au Grand Prix de Belgique. Touché dans leur duel au huitième tour, le pilote McLaren estime qu’une pénalité n’était pas forcément indispensable, mais qu’un avertissement aurait été plus cohérent.

Cinquième à l’arrivée à Spa-Francorchamps, l’Australien a vu sa course compromise à cause des dégâts subis lors du contact avec la Ferrari. Si McLaren a remplacé le museau de sa monoplace lors de son arrêt aux stands, Piastri estime avoir perdu une bonne partie de son potentiel dans le premier relais.

Au huitième tour, Oscar Piastri tente de dépasser Charles Leclerc à l’approche des Combes. Arrivé à la hauteur de la Ferrari, il se retrouve progressivement repoussé vers le bord de la piste jusqu’au contact entre les deux monoplaces. « De là où j’étais, j’étais sur la ligne blanche et je me suis fait tasser », a expliqué l’Australien après l’arrivée. « Je pense que nous avons tous les deux eu beaucoup de chance d’éviter un accident plus important, parce que nous nous sommes touchés les roues au début du freinage. Je ne sais pas vraiment où j’étais censé aller. »

Le contact a endommagé l’avant de la McLaren, obligeant l’équipe à remplacer le museau lors de son arrêt. Selon Piastri, cette perte d’appui aérodynamique a fortement perturbé le comportement de sa voiture jusqu’à cette intervention.

Ce qui interroge le pilote McLaren, c’est surtout la décision de la FIA de ne prendre aucune mesure. Les commissaires ont estimé que, même si la McLaren avait obtenu un petit avantage, son essieu avant n’était pas suffisamment en avant de celui de la Ferrari pour considérer le dépassement comme réalisable. Verdict : aucune suite.

Piastri ne réclame pourtant pas une sanction contre Leclerc. « Je ne dis pas qu’il fallait forcément une pénalité, mais au moins un drapeau noir et blanc ou quelque chose dans ce genre. »

Pour lui, un avertissement aurait permis de rappeler les limites sans modifier le résultat de la course.

Ce qui dérange le pilote McLaren, c’est moins l’absence de sanction que le message adressé à l’ensemble du plateau. « Si on considère que c’est acceptable, c’est une chose. Mais savoir qu’on peut laisser à un autre pilote le strict minimum d’espace et s’en sortir sans conséquence, ce n’est pas la meilleure direction à prendre. »

Le pilote McLaren estime que ce point mérite réflexion. À ses yeux, l’absence totale de réaction des commissaires risque d’encourager des défenses toujours plus agressives lors des prochains Grands Prix. Malgré ces dégâts, Piastri est parvenu à terminer cinquième.

Author: Patrick Angler, Rédacteur en Chef
Fondateur de F1ACTU.COM, je suis la Formule 1 depuis plus de 35 ans. Cette expérience me permet d’apporter un regard à la fois passionné et analytique sur l’évolution du championnat, de ses enjeux techniques à ses coulisses. F1ACTU propose une couverture quotidienne de l’actualité F1 avec une attention particulière portée aux évolutions techniques, aux décisions réglementaires et aux mouvements du paddock. Chaque publication fait l’objet d’un travail éditorial rigoureux afin de garantir des contenus clairs, contextualisés et fiables. Média indépendant et spécialisé, F1ACTU s’attache à offrir une information réactive, accessible et fidèle à l’exigence qu’attendent les passionnés de Formule 1.

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