Incident Russell-Lindblad en FP2 : la FIA juge le pilote Mercedes responsable de l’incident dans la pitlane et lui adresse une réprimande officielle.

Pour cette première journée de l’ère 2026, la direction de course a dû gérer les premiers accrochages de cette nouvelle réglementation, impliquant des ténors du plateau et des rookies aux dents longues.
L’incident le plus marquant est survenu dès l’ouverture de la FP2. Dans la précipitation pour prendre la piste, George Russell a tenté de s’insérer dans la voie rapide au volant de sa Mercedes W17. Problème : le jeune Arvid Lindblad (Racing Bulls) arrivait déjà à sa hauteur.
Le verdict des commissaires confirme que Lindblad avait la priorité. Russell a avancé progressivement, bloquant une petite partie de la voie rapide avec son aileron avant. Lindblad, dont la vue était obstruée, n’a pu éviter le contact, brisant une partie de l’appendice aérodynamique de la Mercedes.
« La collision aurait pu être évitée si la voiture 63 avait pris les mesures appropriées », précise le document officiel de la FIA.
Pour cette infraction à l’Annexe L du Code Sportif International, George Russell écope d’une réprimande. C’est un premier avertissement pour celui que beaucoup considèrent comme le favori pour le titre cette année.
La journée de Russell ne s’est pas arrêtée là. Le pilote Mercedes a de nouveau été convoqué pour un essai de départ effectué en dehors de la zone autorisée.
Ici, la FIA s’est montrée plus clémente, accordant au Britannique le bénéfice du doute. Russell a plaidé l’éblouissement dû au soleil couchant, l’empêchant de distinguer clairement les marquages au sol. Il s’en tire avec un simple avertissement, les commissaires ayant reconnu la difficulté des conditions de luminosité en fin d’après-midi à Melbourne.
Hamilton et Colapinto : la frayeur évitée
Quelques minutes plus tard, les regards horrifiés se sont dirigés vers la ligne droite principale. Franco Colapinto, victime d’un problème technique sur son Alpine, roulait à très faible allure sur la trajectoire de course. Lewis Hamilton, lancé à pleine vitesse sur sa Ferrari, a dû effectuer une manœuvre d’évitement spectaculaire pour éviter le crash.
Pourtant, l’Argentin s’en sort sans aucune sanction. Pourquoi ? Les commissaires ont estimé que :
- Colapinto a agi selon les instructions de son équipe.
- Il cherchait à atteindre le point de sortie d’urgence situé à gauche, conformément aux notes du directeur de course.
- Son allure n’était pas erratique, mais dicté par une défaillance mécanique.
Une décision pleine de bon sens qui reconnaît qu’un changement de trajectoire sans propulsion aurait pu s’avérer bien plus dangereux.
Not the way Russell or Lindblad wanted to start FP2! 🫣
— Formula 1 (@F1) March 6, 2026
Here's the moment between the pair in the pit lane 👇#F1 #AusGP pic.twitter.com/5cgKP41xYb






















C’est bien logique : Russel ne respecte pas les “petits jeunes” et se croit tout meris.