Le PDG de la F1 s’inquiète de la crise chez Aston Martin

Stefano Domenicali, sort de sa réserve face au chaos chez Aston Martin. Les tensions avec Honda et les problèmes techniques interpellent le paddock.

La situation est devenue si critique chez Aston Martin qu’elle a forcé Stefano Domenicali, le PDG de la Formule 1, à sortir de sa réserve habituelle pour adresser une mise en garde formelle à l’écurie de Silverstone.

Interrogé au micro du F1 Show à l’Albert Park, l’ancien patron de Ferrari n’a pas caché sa stupéfaction face à l’ampleur du désastre. Alors qu’Adrian Newey était censé propulser Aston Martin au sommet grâce au nouveau règlement, l’écurie semble au bord du précipice technique.

« Je ne vais pas mentir, j’ai été surpris par cette situation », a confié Domenicali. En réalité, c’est le climat interne qui l’inquiète. Des témoignages font déjà état d’une “culture du blâme toxique” qui s’installerait entre les ingénieurs de Newey et les motoristes de Honda.

Pour Domenicali, « la seule chose qui, selon mon expérience, ne peut être acceptée, c’est de pointer du doigt. Nous sommes dans un sport d’équipe. La seule façon de réagir positivement et aussi vite que possible est de travailler ensemble. »

Martin Brundle (Sky Sports) parle d’une situation “critique”. Il faut remonter à 2015, avec l’écurie Manor Marussia, pour retrouver une équipe incapable de prendre le départ d’une course pour des raisons de préparation technique. Aujourd’hui, la menace est double :

  1. La règle des 107% : Limités par les vibrations mécaniques, Alonso et Stroll pourraient ne pas être assez rapides en qualifications pour être autorisés à courir dimanche. 📉
  2. Le retrait volontaire : Des bruits de paddock suggèrent qu’Adrian Newey aurait lui-même envisagé de faire l’impasse sur plusieurs Grands Prix, cherchant une exemption contractuelle le temps de résoudre ces problèmes de fond.

Dans le paddock, les signes de tension ne trompent pas. On a rapporté une scène captée entre Fernando Alonso et Lawrence Stroll. Alors que le propriétaire de l’équipe tentait de prendre la température auprès de son pilote star, la réponse d’Alonso a été froide : un “pouce vers le bas” sans équivoque.

La frustration du double champion du monde est palpable, et il ne se prive pas, tout comme Newey, de renvoyer la balle dans le camp de Honda. Mais tout le monde n’est pas de cet avis. Guenther Steiner, l’ancien patron de Haas, a suggéré que Newey devait aussi assumer sa part de responsabilité : le design “extrême” de la monoplace pourrait être la cause directe des problèmes de surchauffe rencontrés par le bloc japonais.

Author: Patrick Angler, Rédacteur en Chef
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