La FP2 de Verstappen s’est compliquée après une sortie de piste à haute vitesse. Sa Red Bull a subi des dégâts mais l’équipe reste confiante pour la suite.

Le quadruple champion du monde a connu une deuxième séance d’essais libres pour le moins mouvementée. Après un premier signal d’alerte dans la voie des stands, où son moteur a semblé se couper net lors d’une chute de régime, c’est en piste que Max Verstappen a commis une erreur plutôt rare.
Lancé dans un tour rapide, le néerlandais a été surpris par une dérobade du train arrière à la sortie du virage 10, une courbe à haute vitesse qui ne pardonne aucune approximation avec les monoplaces de 2026.
La RB22 a violemment quitté le bitume pour bondir sur l’herbe et les graviers, projetant plusieurs éclats de carbone provenant du fond plat. Si le pilote a réussi, par un réflexe dont il a le secret, à maintenir sa machine dans la bonne direction pour reprendre la piste, le mal était fait. Les dégâts sous la voiture ont forcé Verstappen à regagner son garage prématurément pour des vérifications approfondies, limitant son roulage à seulement treize tours lors de cette session cruciale.
Paul Monaghan, ingénieur en chef de l’écurie de Milton Keynes, a reconnu que ses mécaniciens allaient avoir de quoi s’occuper une bonne partie de la nuit pour remettre la monoplace en état. Il s’est toutefois montré rassurant en précisant que le choc, bien que sec, n’avait rien de dramatique et que les dommages restaient tout à fait réparables pour la suite du week-end.
Malgré cette excursion hors-piste et une sixième place en FP2, le clan Red Bull affiche une sérénité qui tranche avec l’agitation visible chez certains concurrents. Le motif de cette satisfaction réside dans le tout nouveau moteur Red Bull Powertrains. Pour son premier grand test en conditions réelles, le bloc propulseur né de l’ambition de Christian Horner et conçu sous la direction technique de Ben Hodgkinson a fait preuve d’une fiabilité exemplaire.
Voir les deux voitures s’élancer et enchaîner les tours sans le moindre incident moteur majeur est une petite victoire en soi pour une structure devenue motoriste indépendant.
Cette robustesse moteur offre un luxe inestimable aux ingénieurs qui peuvent se concentrer exclusivement sur les réglages châssis et la compréhension des pneus. Paul Monaghan n’a d’ailleurs pas caché son enthousiasme face à la fluidité de ce baptême du feu, soulignant que pouvoir accumuler des kilomètres sans heurt est un avantage décisif.
Pendant que Honda et Aston Martin s’enlisent dans des problèmes de vibrations et de surchauffe, Red Bull dispose d’une base de travail saine, même si Verstappen concède qu’il manque encore un peu de grip pour se sentir totalement en confiance.
Si le rythme de la RB22 semble conforme aux attentes de l’équipe, le jeu des charges de carburant et des modes moteurs déployés par la “charmante concurrence”, comme l’appelle Monaghan, garde une part de mystère. Le travail d’analyse nocturne sera déterminant pour affiner le comportement de la voiture avant les qualifications.
The gravel bites in Albert Park 😳#F1 #AusGP pic.twitter.com/md6VbTzKFX
— Formula 1 (@F1) March 6, 2026





















