Le début de saison vire au cauchemar chez Aston Martin. Les problèmes du moteur Honda forcent Alonso à déclarer forfait pour la FP1 à Melbourne.

Tandis que les nouvelles unités de puissance hurlaient dans la ligne droite des stands, Fernando Alonso, 44 ans, observait les écrans de contrôle, vêtu de ses vêtements d’équipe habituels plutôt que de sa combinaison ignifugée. Le verdict est tombé rapidement : un forfait pour la première séance d’essais libres (FP1) en raison d’un problème suspecté sur son unité de puissance Honda.
Le malaise entourant le partenariat Aston Martin-Honda a pris une dimension humaine dramatique jeudi, lorsque le directeur de l’équipe, Adrian Newey, a révélé des détails troublants. Ce n’est pas seulement la fiabilité qui fait défaut, mais la conception même de l’intégration du moteur.
Alonso et son coéquipier Lance Stroll sont actuellement incapables d’enchaîner les tours sans subir des vibrations extrêmes provenant du bloc propulseur japonais. Ces secousses sont telles qu’elles provoquent des douleurs aiguës dans les mains des pilotes. Plus grave encore, Newey a admis que les deux hommes craignaient des « dommages nerveux permanents ».
« Fernando ne peut pas dépasser les 25 tours consécutifs, et pour Lance, la limite est fixée à 15 tours avant que les risques ne deviennent inacceptables », a précisé Adrian Newey.
Dans ces conditions, terminer le Grand Prix de dimanche, long de 58 tours, relève de l’utopie. Le retrait d’Alonso ce vendredi matin n’est que la suite logique d’un début de saison 2026 qui tourne au calvaire.
Si Aston Martin cristallise l’attention par ses déboires, le reste du plateau a également découvert les joies et les peines de la nouvelle réglementation. La séance a débuté par un coup d’arrêt pour le rookie britannique Arvid Lindblad, immobilisé à la sortie de la voie des stands après seulement deux minutes. L’adolescent de 18 ans a toutefois pu reprendre la piste après avoir été ramené aux stands. Il a pu arracher une impressionnante 5ème place.
Chez McLaren, l’ambiance est contrastée. Si Oscar Piastri a pu reprendre la piste après une brève perte de puissance, le champion du monde en titre Lando Norris a été contraint à l’abandon à 20 minutes du terme. Un problème de boîte de vitesses après seulement sept tours a stoppé net sa préparation.
Pendant ce temps, Ferrari a envoyé un message clair à la concurrence. Charles Leclerc a dominé la séance, devançant son coéquipier Lewis Hamilton de 0,469 seconde. Un doublé de la Scuderia qui confirme que, pour l’instant, le cheval cabré a mieux négocié le virage technologique que ses rivaux.
L’avis de F1ACTU
L’échec actuel de Honda est tout simplement inexcusable. Il s’agit d’une entreprise qui, il y a deux ans seulement, décrochait le titre mondial avec Red Bull. Pourtant, aujourd’hui, le motoriste japonais reste muet et n’apporte aucune réponse sur le “pourquoi” et le “comment” d’un tel naufrage.
C’est presque incroyable, et pourtant, un sentiment de déjà-vu s’installe. Nous assistons à une répétition quasi identique du désastre de 2015, lorsque Honda avait repris son partenariat avec McLaren. À l’époque, comme aujourd’hui, les promesses de grandeur se transforment en une lutte humiliante pour la simple survie en piste. Voir un pilote du calibre d’Alonso privé de roulage par crainte de blessures nerveuses est une tache indélébile sur ce début de nouvelle ère.
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— Aston Martin Aramco F1 Team (@AstonMartinF1) March 5, 2026
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