Aston Martin préparerait un concept radicalement différent à Melbourne. L’AMR26 des tests n’était qu’un prototype d’intégration moteur et d’homologation FIA.

Si vous avez suivi les essais hivernaux de Barcelone et de Bahreïn, vous avez sans doute partagé le même constat alarmant : l’association Aston Martin, Adrian Newey et Honda pour cette nouvelle ère 2026 a démarré comme un véritable cauchemar.
Mais avant d’enterrer les espoirs de Fernando Alonso et Lance Stroll pour l’ouverture à l’Albert Park, une information cruciale vient rebattre les cartes : la monoplace qui prendra la piste en Australie sera radicalement différente de celle qui a péniblement roulé cet hiver.
Il faut regarder la vérité en face, l’AMR26 a affiché un bilan famélique lors des tests. On se souviendra de ces misérables cinq tours parcourus à Barcelone avant de provoquer un drapeau rouge, suivis d’un temps de roulage anémique à Bahreïn.
Pour avoir observé les mécaniciens repousser inlassablement la monoplace derrière les paravents dans le garage de Sakhir, la tension était palpable. Une boîte de vitesses capricieuse, un manque de puissance, et surtout de violentes vibrations générées par le bloc Honda qui ont endommagé le système de batterie.
L’inquiétude était telle que des rumeurs insensées ont même circulé dans le paddock, suggérant qu’Aston Martin envisageait un abandon volontaire à Melbourne pour éviter l’humiliation ou préserver le matériel.
Cependant, l’analyse des données et les remontées de l’usine racontent une tout autre histoire. L’AMR26 vue en piste le mois dernier n’était, en réalité, qu’un concept très expérimental.
Il ne faut pas oublier la chronologie de ce projet : Adrian Newey n’a pu prendre officiellement ses fonctions de conception qu’en mars 2025, et la nouvelle soufflerie ultra-moderne n’a tourné à plein régime qu’en avril. Aston Martin a accusé un retard de plusieurs mois sur la concurrence pour concevoir cette F1 de 2026.
La voiture des essais hivernaux était donc une version hybride, basée sur des restes de la fin de l’année dernière, assemblée à la hâte principalement pour valider l’intégration du moteur Honda et passer les crash-tests de la FIA.
Le vrai visage de l’AMR26 pour l’Australie ?
Les échos en provenance d’Angleterre confirment que l’équipe n’a pas jeté l’éponge. L’intensité frénétique à l’usine a d’ailleurs légèrement baissé ces derniers jours. Non pas par résignation, mais parce que la phase critique des homologations et de l’usinage des pièces d’urgence est terminée. L’usine a finalisé l’intégration du véritable package aérodynamique voulu par Newey.
- Un concept transformé : L’AMR26 d’Albert Park intégrera le fruit du développement en soufflerie qui manquait cruellement à la version de test.
- Le plan de sauvetage Honda : Sous la houlette d’Andy Cowell (ancien gourou des moteurs Mercedes, aujourd’hui chez Aston), Honda a mis en place un plan strict pour résoudre les anomalies de la batterie.
- La confiance des pilotes : Si Fernando Alonso a admis lors des tests que l’équipe était sur la défensive, il n’a pas caché sa foi en l’équipe technique : « Sur le châssis, il n’y a aucun doute, nous avons le meilleur avec nous. »
L’Aston Martin de Melbourne sera donc un laboratoire grandeur nature. S’il est illusoire d’attendre un miracle immédiat face à des écuries comme Mercedes ou Ferrari qui ont accumulé des milliers de kilomètres de données réelles, l’AMR26 de ce week-end devrait au moins dissiper le spectre de la voiture fantôme des essais hivernaux.
⚠️ El AMR26 que Aston Martin ha llevado a Barcelona y Baréin fue un concepto muy inicial del monoplaza, con el que trabajaban a finales de 2025.
— Rubén Canales (@RubCanales) March 4, 2026
➡️ Todo el desarrollo de estos meses se verá en Australia, con un concepto mucho más pulido.
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