Suzuka pourrait-il accueillir deux GP consécutifs en 2026 ?

Suzuka en solution de secours ? Face aux incertitudes au Moyen-Orient, la F1 pourrait envisager deux courses consécutives au Japon.

La saison 2026 a à peine commencé que le calendrier vacille déjà. Après l’enchaînement Australie–Chine, la F1 doit se rendre à Suzuka fin mars. Sur le papier, tout est clair. Mais ensuite ? C’est beaucoup moins rassurant.

Les étapes prévues à Bahreïn (10-12 avril) puis en Arabie Saoudite la semaine suivante sont désormais entourées d’incertitudes. Personne ne parle encore officiellement de report, mais dans les coulisses, le doute s’installe.

Le signal le plus parlant est venu du WEC, qui a récemment décalé sa manche au Qatar. Quand un championnat mondial commence à bouger ses dates, tout est possible.

On a déjà vu un avant-goût du chaos lors du déplacement vers Melbourne. Ferrari et Racing Bulls ont dû revoir totalement leurs plans de vol. Certains mécaniciens, partis d’Italie, ont été déroutés vers le Royaume-Uni pour attraper un charter de dernière minute. Sur le papier, ça semble gérable. En réalité, c’est épuisant, et la saison n’avait même pas encore commencé.

Il faut se rappeler qu’une équipe de F1, ce n’est pas seulement vingt-deux voitures et quelques ingénieurs. C’est une machine logistique mondiale. Chaque structure envoie quatre à cinq lots de fret maritime autour du globe. On ne déplace pas ça sur un coup de tête.

Rapatrier en urgence les conteneurs vers l’Europe dès avril, alors que la tournée européenne ne débute qu’en juin, paraît extrêmement compliqué, pour ne pas dire irréaliste.

Et si Suzuka doublait la mise ?

Le Grand Prix du Japon est prévu du 27 au 29 mars. Une semaine de pause est ensuite inscrite avant Bahreïn. Dans ce contexte, une idée circule : pourquoi ne pas organiser deux courses consécutives à Suzuka ?

Le circuit est disponible, à condition de libérer la piste avant la manche de Super Taikyu prévue les 18 et 19 avril. Techniquement, la fenêtre existe.

Plutôt que d’expédier le matériel vers une destination incertaine, rester au Japon aurait du sens. Les monoplaces sont déjà sur place. Les équipes aussi. Une fois cette parenthèse refermée, le paddock pourrait traverser le Pacifique pour rejoindre Miami début mai.

Ce ne serait pas la solution parfaite. Mais dans une saison déjà sous tension, ce serait probablement la plus pragmatique. Pour les fans, deux courses sur un tracé aussi exigeant que Suzuka auraient un charme certain. Pour les logisticiens, ce serait surtout un immense soulagement.

Author: Patrick Angler, Rédacteur en Chef
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