Norris prend une option pour le titre malgré un Verstappen étourdissant

Norris s’impose à Interlagos et s’envole vers le titre. Verstappen, parti des stands, signe une remontée hallucinante jusqu’au podium

Lando Norris a remporté le Grand Prix du Brésil. Mais cette victoire n’est que la moitié de l’histoire. L’autre moitié, c’est le KO de son rival et le retour d’un fantôme.

Le pilote McLaren a livré une course parfaitement maîtrisée, en se jouant des pièges pour s’imposer à la fin des 71 tours. Il prend 25 points. Son coéquipier et unique rival crédible pour le titre, Oscar Piastri, n’en prend que 10. L’écart au championnat s’envole désormais à 24 points. À trois courses de la fin, c’est une véritable option sur la couronne mondiale.

Tout s’est joué au 7e tour, lors de la relance après une première voiture de sécurité (provoquée par un crash du local Gabriel Bortoleto). Piastri, alors P2, a vu le rookie Kimi Antonelli (Mercedes) et Charles Leclerc à ses côtés.

L’Australien a tenté de forcer le passage à l’intérieur. C’était l’agression de trop. Il a tassé Antonelli, l’envoyant sur l’herbe. Mais dans la manœuvre, la Mercedes a harponné la Ferrari de Leclerc, brisant sa suspension. Piastri, lui, a écopé d’une pénalité de 10 secondes.

C’est l’instant qui a défini la course et, peut-être, le championnat. Un excès d’agressivité qui coûte un abandon à Ferrari et qui ruine la propre course de Piastri. Il finira 5e. Mais pendant que les pilotes McLaren géraient leur guerre fratricide, un homme a failli voler la vedette à tout le monde. Max Verstappen.

Parti de la voie des stands après son désastre en qualification, sa course aurait dû être un long calvaire anonyme. C’est devenu une démonstration de force terrifiante. Mais le plus fou est ailleurs : pris dans les débris de l’incident Piastri/Leclerc, Verstappen a subi une crevaison au 8e tour, le forçant à repasser par les stands et le faisant retomber P18.

Partir des stands, c’est dur. Repartir P18 après 8 tours, c’est mission impossible. Sauf pour lui. Tour après tour, enchaînant les meilleurs tours en course, le Néerlandais est remonté, sa Red Bull transformée en fusée. Il a avalé Bearman (P6, encore brillant), Russell (P4) et a fondu sur Kimi Antonelli.

Mais c’est là que le Grand Prix a trouvé son deuxième héros. Kimi Antonelli, 19 ans, auteur de son meilleur résultat en carrière (P2). Le rookie de Mercedes a vu le quadruple champion du monde déchaîné remplir ses rétroviseurs à 7 tours de la fin. Et il n’a pas cédé un centimètre. La défense d’Antonelli, calme, précise, face au pilote le plus agressif de la grille, a été une démonstration de maturité. Verstappen a tout tenté, mais il n’est jamais passé.

Verstappen termine 3e. Il est monté sur le podium en partant des stands et en ayant subi une crevaison. Une performance ahurissante qui lui permet d’être mathématiquement encore en lice pour le championnat 2025.

Le week-end a été un désastre total pour Ferrari : Leclerc KO, et Hamilton, après avoir été touché par Sainz au départ puis par Colapinto, a piloté une voiture “follement instable” avant d’abandonner.

Mais le grand vainqueur est Lando Norris. Il a géré sa course à la perfection pendant que son rival s’auto-détruisait, et qu’un champion enragé tentait une remontée impossible.

1Lando NorrisLeader
2Kimi Antonelli+10.388
3Max Verstappen+10.750
4George Russell+15.267
5Oscar Piastri+15.749
6Oliver Bearman+29.630
7Liam Lawson+52.642
8Isack Hadjar+52.873
9Nico Hulkenberg+53.324
10Pierre Gasly+53.914
11Alexander Albon+54.184
12Esteban Ocon+54.696
13Carlos Sainz+55.420
14Fernando Alonso+55.766
15Franco Colapinto+57.777
16Lance Stroll+58.247
17Yuki Tsunoda+69.176
18Lewis Hamilton– –
19Charles Leclerc– –
20Gabriel Bortoleto– –

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