McLaren F1 championne du monde des constructeurs à Bakou si…

Avec une avance historique au classement, McLaren file droit vers le titre constructeurs, symbole d’une saison qui a déjà marqué la Formule 1

La saison 2025 de Formule 1 ressemble à une longue procession triomphale pour l’écurie McLaren. Victoire après victoire, l’équipe de Woking a creusé un écart si colossal sur ses poursuivants que la question n’est plus de savoir si elle sera championne, mais quand et avec quelle marge. Et si le sacre avait lieu dès ce week-end, sur le tracé urbain de Bakou ?

Pour comprendre l’effervescence autour de l’écurie papaye, il faut regarder au-delà du classement actuel. La performance de McLaren en 2025 n’est pas seulement écrasante, elle est historique. L’équipe est en passe de faire tomber des records que l’on pensait intouchables, établis par les plus grandes dynasties de la F1.

  • Une précocité record : Si le titre était scellé à Bakou, McLaren serait sacrée avec sept Grands Prix restants au calendrier, effaçant le record de Red Bull (six courses en 2023).
  • Une avalanche de points : Le record absolu de 860 points marqués en une saison (Red Bull, 2023) est en sursis. Au rythme actuel, McLaren pourrait devenir la première écurie à franchir la barre mythique des 900 points.
  • Un règne sur les podiums : Avec déjà 25 trophées collectés, le record de 33 podiums en une saison de Mercedes (2016) semble promis à l’équipe de Woking.

Même en interne, un record est sur le point de tomber : celui du plus grand nombre de victoires en une saison. Avec 12 succès, McLaren est en passe de dépasser les 15 victoires de la légendaire saison 1988 de l’ère Senna-Prost. Seul le pourcentage de victoires de cette année-là (93,8%) restera probablement un sommet inaccessible.

Cette domination repose sur une alchimie parfaite entre une monoplace exceptionnelle et un duo de pilotes en état de grâce. La MCL39 est une machine redoutable sur tous les types de circuits, mais c’est bien la paire Lando Norris – Oscar Piastri qui transforme cette supériorité technique en une véritable hégémonie.

Leur collaboration, faite de respect mutuel et d’une saine émulation, permet à McLaren de maximiser chaque week-end. Les sept doublés signés cette saison en sont la preuve éclatante : lorsque l’un ne gagne pas, l’autre est là pour prendre le relais, privant systématiquement leurs rivaux de gros points et accélérant leur marche vers la couronne.

Le calcul final : le scénario du sacre à Bakou

Alors, que faudrait-il pour que le week-end en Azerbaïdjan devienne le théâtre du couronnement de McLaren ? Après avoir mesuré l’ampleur de leur domination, le moment est venu de se pencher sur l’arithmétique.

Voici la situation au championnat avant la course :

PositionÉcuriePoints
1McLaren617
2Ferrari280

L’écart est actuellement de 337 points.

Pour être mathématiquement championne à l’issue du Grand Prix de Bakou, McLaren doit porter cet écart à 346 points. Pourquoi ce chiffre ? Car le nombre de points qu’il restera à distribuer lors des 7 Grands Prix restants, sprints compris. En cas d’égalité, c’est tout de même McLaren qui remporterait le titre par le nombre de victoires.

McLaren doit donc accentuer son avance de 9 points supplémentaires par rapport à Ferrari a Bakou et que dans le même temps, Mercedes ou Red Bull ne passe pas devant la Scuderia au classement général. Sauf improbable cataclysme ou renversement d’équilibre digne d’un scénario hollywoodien, McLaren tient donc déjà le titre entre ses mains.

Le sacre, qu’il tombe en Azerbaïdjan ou un peu plus tard, ne fera que consacrer une domination qui a déjà marqué l’histoire de la Formule 1.

Author: Elisabeth Maingé, Consultante
Ingénieure de formation et passionnée de Formule 1 depuis son enfance, Élisabeth Maingé travaille au sein d’un grand constructeur automobile, où elle évolue dans le domaine de la recherche et du développement. À ses heures perdues, elle met son expertise technique au service de F1ACTU, en décryptant les performances des monoplaces, les innovations et l'impact des évolutions réglementaires sur les forces en présence dans le paddock. Son regard critique et sa pédagogie nous permettent de mieux construire notre réflexion et nos analyses lors des week-end de course.

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