Jugé trop efficace au départ, le turbo Ferrari déclenche la colère des rivaux. Une intervention rapide de la FIA est évoquée.

La guerre psychologique et technique a commencé avant même l’extinction des feux à Melbourne. Le paddock est en ébullition autour du turbo de la Scuderia Ferrari. Jugé trop efficace par la concurrence, le système de démarrage de la SF-26 est désormais dans le viseur de Mercedes et des autres motoristes, qui font pression sur la FIA pour intervenir en urgence.
L’alerte a été donnée par David Croft, le commentateur star de la F1, qui a comparé les essais de départ de Lewis Hamilton à un véritable « lance-roquettes ». L’explication est technique : les ingénieurs de Maranello ont fait le choix audacieux d’un turbocompresseur plus petit que la concurrence.
Pourquoi ? Avec la suppression du MGU-H dans la réglementation 2026, relancer la machine au départ est devenu un cauchemar pour les pilotes, qui doivent maintenir un régime moteur très élevé pour ne pas caler. Un turbo plus petit a moins d’inertie : il “charge” beaucoup plus vite. Résultat : quand les feux s’éteignent, la Ferrari décolle instantanément, laissant les autres sur place.
La panique est réelle chez les rivaux. Selon Helmut Marko, le risque de voir des voitures caler massivement sur la grille est tel qu’il faudrait envisager un départ lancé pour le Grand Prix d’Australie. Une hérésie pour le spectacle.
D’après les informations de la Gazzetta dello Sport, plusieurs motoristes, menés par Mercedes et un George Russell très vocal sur le sujet, demandent à la FIA d’introduire des « limitations ou modifications » sur l’unité de puissance italienne avant l’homologation définitive de mars. Les arguments évoqués : sécurité et équité sportive.
C’est une réponse du berger à la bergère : Ferrari avait été la première écurie à attaquer Mercedes sur son taux de compression moteur suspect quelques jours plus tôt. L’ambiance dans les réunions de la Commission F1 est glaciale.
La réponse cinglante de Fred Vasseur
Accusé d’avoir un avantage déloyal, le patron de Ferrari, Frédéric Vasseur, n’a pas tardé à contre-attaquer avec son flegme habituel. Pour lui, Ferrari a simplement mieux travaillé en anticipant le problème.
« Nous avons soulevé ce problème [de procédure de départ] il y a un an auprès de la FIA », a révélé Vasseur. « Tout le monde savait que sans le MGU-H, ce serait une phase délicate du week-end. La FIA a décidé de ne pas changer la procédure à l’époque. Nous avons donc tous pris des décisions sur l’architecture du moteur en fonction de ces règlements. »
En clair : Ferrari a conçu son moteur pour respecter la règle, les autres l’ont ignoré, et maintenant qu’ils sont en retard, ils se plaignent.
Une nouvelle procédure de départ testée
Pour calmer le jeu, la FIA a testé à Bahreïn une nouvelle procédure : des feux bleus clignotent pendant cinq secondes une fois la grille formée, avant de lancer la séquence classique des feux rouges. Cela donne plus de temps aux pilotes pour faire monter leur turbo en pression.
Vasseur, beau joueur, a validé cette solution de secours, tout en envoyant une dernière pique à ses rivaux en difficulté, selon RacingNews365 : « Si quelqu’un n’est pas convaincu, on peut toujours le faire partir depuis la voie des stands si ce n’est pas sûr pour lui. »
La saison 2026 n’a pas encore commencé, mais Ferrari a déjà remporté la première bataille des mots.






















RIDICULE !!!!
Il y a un moyen très simple pour régler ces conflits de soit disant constructeurs : une formule 1 monotype, tous les pilotes avec la même voiture !