Le retour au calendrier d’un circuit iconique est à l’étude

La Malaisie espère relancer Sepang en F1. Faute d’aide publique, seul un investissement privé pourrait permettre un retour dans le calendrier

C’est un rêve qui refuse de mourir, alimenté par la nostalgie des fans de Formule 1. Huit ans après sa disparition, le circuit international de Sepang, en Malaisie, est de nouveau au centre des conversations pour un retour potentiel dans la catégorie reine du sport automobile.

Depuis le rachat de la F1 par Liberty Media en 2017, la stratégie est de conquérir de nouveaux marchés (Miami, Las Vegas, Djeddah). Mais cette expansion s’est faite au détriment de tracés historiques comme Hockenheim ou Sepang. Aujourd’hui, alors que le calendrier atteint sa limite de saturation avec 24 courses, une fenêtre d’opportunité pourrait s’ouvrir.

Le tracé malaisien, dessiné par Hermann Tilke, reste l’un des préférés des pilotes et des puristes pour ses courbes rapides et sa météo imprévisible. Azhan Shafriman Hanif, le PDG du circuit, a récemment ravivé la flamme en déclarant à Autosport : « Je suis sûr que la Formule 1 reviendra un jour. » Mais ne réservez pas vos billets tout de suite. Le frein est, comme toujours, financier.

La Malaisie a quitté le calendrier fin 2017 car le retour sur investissement n’était plus au rendez-vous. Aujourd’hui, la position du gouvernement n’a pas changé : pas question de puiser dans les caisses publiques pour payer les droits d’entrée exorbitants de la F1 moderne.

« L’effort du gouvernement se concentre sur ce dont le public a besoin, plutôt que de dépenser des millions pour la F1 », a admis Hanif. La seule voie possible serait un partenariat privé massif, capable de supporter la facture sans aide d’État. « Si la F1 revient, nous sommes prêts à l’accueillir », assure-t-il, à condition que le modèle économique soit viable.

Si Sepang se positionne, c’est parce que des places vont se libérer. Le calendrier va subir une mutation majeure dans les prochaines années.

  • Le départ de Zandvoort : Le Grand Prix des Pays-Bas ne devrait plus figurer au calendrier après 2026, libérant un créneau précieux.
  • La rotation européenne : Des circuits historiques comme Spa-Francorchamps vont entrer dans un système d’alternance (une année sur deux), créant de facto des places à prendre.

Cependant, la Malaisie n’est pas seule sur les rangs. La compétition pour ces rares créneaux est mondiale. Le projet d’une course de rue à Bangkok est très avancé, avec un soutien gouvernemental chiffré à près d’un milliard d’euros.

L’Afrique : C’est la dernière frontière de la F1. Le Rwanda a émergé comme un candidat sérieux pour ramener la discipline sur le continent africain (absent depuis 1993), bien que l’option d’un retour à Kyalami (Afrique du Sud) reste populaire mais politiquement complexe.

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