La FIA a tranché après étude du cas Hamilton en qualification Sprint

La FIA a examiné les images embarquées de Hamilton après son passage sous double drapeau jaune. Sa décision est tombée ce vendredi soir

Lewis Hamilton a vécu un vendredi noir à Interlagos. Éliminé en Q2 lors de la qualification Sprint, relégué à une anonyme 11e place, le pilote Ferrari a vu rouge lorsqu’il a été convoqué par les commissaires.

L’infraction suspectée était l’une des plus graves du règlement : non-respect d’un double drapeau jaune. La sanction standard pour ce manquement est une pénalité de grille, qui aurait été la cerise sur le gâteau.

Après analyse, la FIA a tranché et le verdict est un immense soulagement pour le septuple champion du monde : pas de pénalité de grille. Hamilton s’élancera bien 11e, écopant d’un simple blâme (une réprimande), son premier de la saison.

La scène s’est déroulée dans les derniers instants de la SQ2. Charles Leclerc part en tête-à-queue au virage 10. Les doubles drapeaux jaunes sont agités. Lewis Hamilton, dans un tour rapide pour tenter de se qualifier, arrive sur la zone. Il voit son coéquipier, passe… et le chrono est annulé. Mais l’enquête est immédiatement lancée pour ne pas avoir ralenti suffisamment.

C’est là que le rapport des commissaires devient crucial. Il montre une décision scindée en deux parties.

Dans un premier temps, les commissaires ont donné raison à Hamilton sur le fait qu’il n’ait pas vu les signaux lumineux. Son audition a été jugée “crédible”. L’analyse de la caméra embarquée a prouvé que le panneau lumineux s’était allumé “une fraction de seconde” au moment exact où Hamilton, le regard déjà tourné vers le point de corde à droite, amorçait son virage. Il ne pouvait matériellement pas le voir.

L’histoire aurait pu s’arrêter là. Mais la FIA a poursuivi son analyse. Si Hamilton n’a pas vu le panneau, il a admis lors de l’audition avoir parfaitement vu la voiture de Leclerc, arrêtée sur le côté.

Pour les commissaires, le fait de voir une monoplace en détresse constitue en soi un signal de danger équivalent à un drapeau jaune. À cet instant, Hamilton “devait réaliser qu’il était au moins dans un secteur jaune et, par conséquent, réduire sa vitesse de manière évidente”.

C’est la télémétrie qui a scellé le verdict. Les données ont montré que le pilote avait bien eu une réaction : une “hésitation sur l’accélérateur”, prouvant qu’il avait conscience du danger. En revanche, cette hésitation n’a pas été suivie d’une réduction de vitesse “telle que requise” par le règlement.

La cohérence plutôt que la sanction

Alors, pourquoi un simple blâme et non les cinq places de pénalité habituelles ? La FIA a invoqué la cohérence. Citant des “circonstances similaires dans le passé”, et prenant en compte la circonstance atténuante majeure (le panneau lumineux invisible), les commissaires ont jugé qu’une réprimande était “suffisante”.

Hamilton sauve donc les meubles. Mais cela ne change rien au fond : une 11e place sur la grille du Sprint, loin derrière son coéquipier (8e), confirme que le week-end brésilien s’annonce particulièrement pénible pour Ferrari.

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