Le retour de Liam Lawson chez Red Bull commence bien puis tourne court en SQ2, avec une 11e place qui laisse le Néo-Zélandais sans véritable explication
Liam Lawson tenait une belle occasion de marquer les esprits pour son retour chez Red Bull. Remplaçant au pied levé d’Isack Hadjar, blessé au poignet, le Néo-Zélandais avait même devancé Max Verstappen en SQ1. Mais tout s’est arrêté en SQ2. Une 11e place frustrante, surtout quand on l’écoute expliquer qu’il se sentait parfaitement à l’aise dans la RB22.
Revenir chez Red Bull dans ces circonstances n’était clairement pas le scénario le plus confortable. Lawson n’avait pas prévu de retrouver le baquet de Verstappen à Zandvoort et n’a pas bénéficié d’une longue préparation pour reprendre ses repères. Pourtant, il a rapidement donné l’impression de ne jamais être vraiment parti.
Dès les essais libres, le Néo-Zélandais s’est montré régulier et suffisamment à l’aise pour ne pas avoir l’air d’un pilote parachuté au dernier moment. Mais c’est surtout en SQ1 qu’il a attiré l’attention : Lawson a signé un meilleur temps que Verstappen.
Pour un retour aussi improvisé, difficile de rêver meilleure entrée en matière. À ce moment-là, la SQ3 semblait franchement accessible.
Alors que les autres pilotes amélioraient leurs références en SQ2, Lawson n’a pas réussi à franchir le même cap. Pas de grosse erreur spectaculaire, pas de sortie de piste pour expliquer son élimination : simplement un manque de progression au moment où il fallait le faire.
Lawson lui-même n’avait pas vraiment d’explication immédiate après la séance. « Honnêtement, je ne sais pas vraiment. Normalement, on progresse au fil des qualifications. Nous avons commencé la SQ1 assez fort, puis nous n’avons pas fait le même pas en avant que tout le monde. »
C’est probablement ce qui doit le frustrer le plus. Il ne s’est pas fait sortir parce qu’il était à la rue dans la Red Bull. Il s’est fait sortir alors qu’il pensait avoir le rythme pour continuer.
Le retour chez Red Bull aurait pu être beaucoup plus compliqué. Lawson ne cache d’ailleurs pas qu’il a plutôt apprécié son vendredi. Il estime être rapidement revenu dans une bonne fenêtre avec la RB22 et n’a pas évoqué de problème majeur de confiance ou de comportement de la monoplace. « Pour l’instant, honnêtement, je me sens plutôt bien dans la voiture. »
La course Sprint lui donnera une nouvelle occasion de se mesurer à son équipier et de comprendre davantage la voiture. Parti 11e, il aura aussi tout intérêt à transformer cette frustration en agressivité maîtrisée plutôt qu’à vouloir absolument rattraper en un seul tour ce qu’il a perdu en qualifications.





