Entre un marché F1 qui se ferme et une piste Toyota qui apparaît, Ocon doit maintenant déterminer quelle voie emprunter pour poursuivre sa carrière en 2027

Esteban Ocon sait déjà que son avenir ne se jouera probablement plus chez Haas. Avec Rafael Camara annoncé pour épauler Oliver Bearman en 2027, le Français doit maintenant trouver une autre voie pour poursuivre sa carrière.
Ocon s’est lui-même présenté comme libre à Bakou, après avoir reconnu que sa situation devenait difficile à vivre. « Je mérite mieux que ce qui se passe en ce moment », avait-il notamment lancé. À 29 ans et après une présence régulière dans le paddock depuis ses débuts en 2016, le Français n’entend évidemment pas quitter la compétition sans avoir étudié toutes les possibilités.
Les possibilités en F1 viennent de se réduire. Aston Martin a confirmé ce mardi la prolongation de Fernando Alonso et Lance Stroll pour 2027, fermant l’une des portes qui pouvaient encore s’ouvrir sur le marché des pilotes.
Cadillac fait toujours partie des équipes citées dans les scénarios autour d’Ocon, mais aucune arrivée n’a été annoncée. Le Français doit donc composer avec un marché qui se resserre progressivement.
Une autre possibilité commence toutefois à prendre de l’épaisseur avec le championnat du monde d’endurance.
Ocon pourrait rejoindre le programme officiel de Toyota en WEC à partir de 2027 si aucune place ne se libère en Formule 1. Haas entretient un partenariat technique avec le constructeur japonais, ce qui crée un lien direct entre l’environnement actuel d’Ocon et celui dans lequel il pourrait évoluer demain. Cela ne garantit évidemment aucun volant au Français, mais explique pourquoi Toyota apparaît parmi les options étudiées pour la suite.
Pour Ocon, rejoindre le WEC ne signifierait d’ailleurs pas disparaître du haut niveau. Le programme officiel Toyota évolue dans un championnat mondial très compétitif, avec des prototypes qui se disputent les grandes courses d’endurance. Après dix saisons en F1, le Français pourrait ainsi ouvrir un nouveau chapitre de sa carrière sans quitter le sommet du sport automobile.
Le changement serait évidemment important. Les week-ends, les voitures et la manière de construire une course sont différents de ceux de la F1. Ocon devrait aussi s’adapter à l’endurance et à un environnement où le travail d’équipe prend une autre dimension. Mais son expérience accumulée en monoplace pourrait constituer un atout dans cette transition.
Le WEC peut représenter un véritable projet sportif pour Ocon, à condition que Toyota dispose d’une place et que le constructeur souhaite lui confier l’un de ses prototypes.
Jacques Villeneuve estime, lui, que l’avenir du Français pourrait se situer hors de la F1. Le champion du monde 1997 considère que la concurrence des jeunes pilotes réduit les possibilités pour un profil comme celui d’Ocon. Une analyse qui lui appartient et qui ne permet évidemment pas de tirer une conclusion définitive sur la suite de la carrière du pilote Haas.
L’officialisation d’Alonso et Stroll chez Aston Martin enlève en tout cas une possibilité supplémentaire du marché 2027. Cadillac reste évoqué, mais le Français n’a encore obtenu aucun baquet pour la saison prochaine.





