Esteban Ocon estimait pousser Haas dans la bonne direction, mais l’équipe aurait parfois vécu ses critiques comme une remise en cause de son propre travail

Ayao Komatsu avait beaucoup insisté pour faire venir Esteban Ocon chez Haas. Il connaissait le Français depuis leur passage chez Lotus et pensait que cette relation faciliterait leur travail. Pourtant, selon les informations rapportées par The Race, l’équipe a fini par décider de ne pas activer son option pour 2027. La décision serait plutôt liée à une accumulation de désaccords sur la manière de travailler et de réagir aux difficultés.
Le premier reproche concerne l’attitude d’Ocon lorsque les résultats ne répondaient pas à ses attentes. Haas aurait parfois eu le sentiment que le pilote se mettait sur la défensive et peinait à reconnaître sa part de responsabilité. L’équipe lui aurait aussi reproché de revenir régulièrement sur le comportement de la voiture, les écarts avec Oliver Bearman ou certains choix de réglages.
Ces reproches ne signifient pas pour autant que les problèmes techniques soulevés par Ocon étaient imaginaires. Les freins, notamment, ont été un sujet récurrent en 2025. En 2026, Haas a elle-même rencontré des problèmes techniques et des variations de performance qui ont compliqué le travail des deux pilotes.
Ocon pouvait donc considérer qu’il faisait ce que Haas attendait de lui : signaler les problèmes et chercher des solutions. L’équipe aurait parfois interprété cette attitude autrement, en y voyant une remise en cause répétée du travail effectué dans son propre garage.
La relation avec Bearman, elle, serait restée globalement bonne malgré quelques accrochages. Les tensions se seraient plutôt concentrées sur la communication entre Ocon et son côté du garage, ainsi que sur la manière dont les difficultés étaient abordées en interne.
Haas aurait tenté d’améliorer la coordination avec Ocon et ses ingénieurs au début de 2026. Mais les difficultés rencontrées par l’équipe ont ensuite rendu les désaccords plus visibles. Après la pause estivale, Komatsu aurait informé le Français qu’il avait peu de chances d’être conservé.
Le week-end de Bakou a pourtant rappelé ce qu’Ocon pouvait encore apporter. Qualifié 13e, il a terminé huitième, devant Bearman. Mais ce résultat n’aurait pas suffi à apaiser les tensions. Haas aurait notamment été contrariée par sa réaction après son élimination en Q2 et par certaines décisions prises sans que le garage en soit prévenu.
Ocon a affiché un meilleur niveau depuis la fin de l’été. Haas aurait pu revoir son appréciation s’il avait montré cette régularité plus tôt, au cours des 18 mois précédents. Komatsu le considérerait toujours comme un très bon pilote lorsqu’il est à son meilleur niveau. Le problème, c’est que ces périodes positives ont été suivies de nouveaux retours en arrière. Haas aurait fini par considérer que les progrès d’Ocon n’étaient pas suffisamment réguliers, alors que la relation de travail restait compliquée.
Le salaire d’Ocon aurait compté dans l’équation, mais ce serait une données secondaire. Haas aurait surtout estimé que les performances et le fonctionnement au quotidien ne justifiaient plus le montant versé au Français.
Rafa Camara a ensuite renforcé la position de l’équipe. Le Brésilien aurait particulièrement convaincu Haas lors d’un test à Portimão, où il a affiché une très bonne pointe de vitesse sur un tour. Le soutien de Ferrari et ses appuis commerciaux constituent un avantage supplémentaire, mais rien n’indique que Ferrari impose ce choix à Haas.
Haas reste libre de sa décision et Camara aurait surtout gagné sa place en convainquant l’équipe lors de ce test. Ryo Hirakawa était également candidat, mais Toyota avait accepté qu’il ne soit retenu que s’il se montrait le plus rapide lors de cette évaluation. Il ne l’a pas été.
Au final, Haas aurait estimé qu’Ocon ne justifiait plus son maintien malgré son expérience et ses qualités lorsqu’il évolue à son meilleur niveau. Ocon, de son côté, pouvait considérer que ses remarques et son exigence faisaient partie de son rôle de pilote.
C’est cette différence de perception, ajoutée aux résultats jugés insuffisamment réguliers et à l’émergence de Camara, qui aurait fini par mettre un terme à leur collaboration. Le Français va désormais devoir trouver une nouvelle opportunité, tandis que Haas semble avoir choisi de repartir avec un profil plus jeune.








Haas devrait se poser la question pourquoi années après années leurs voitures ne sont pas capables d’être performantes, et cela en changeant les pilotes et de réglementation tant moteur que châssis…..
On voit bien à quel point la communication peut peser dans une relation entre un pilote et son équipe. Ocon pensait visiblement pousser Haas à progresser alors que ses remarques étaient parfois perçues complètement différemment en interne.
Intéressantes ces révélations…