Premier roulage pour la FW48 à Silverstone. Williams valide ses choix techniques et tente de rattraper un sérieux déficit de kilomètres avant Bahreïn

Après des semaines à exister uniquement sur des rendus numériques et une présentation en ligne qui avait laissé un goût d’inachevé, la FW48 a enfin touché l’asphalte. Williams a confirmé avoir effectué, ce 4 février, un premier roulage à Silverstone. Un soulagement évident à Grove, plus qu’un simple symbole.
Ce shakedown arrive après un contretemps lourd de conséquences. Fin janvier, Williams était la seule équipe absente des premiers essais collectifs de Barcelone. Un retard de fabrication avait contraint l’écurie à renoncer à ces kilomètres précieux, dans un hiver marqué par l’un des bouleversements réglementaires les plus profonds de l’histoire récente de la F1.
Ce roulage marque donc le véritable point de départ du projet FW48, un passage du virtuel au réel. La voiture est sortie du garage, Alex Albon s’est installé au volant, et les premières données ont commencé à tomber. Peu d’images, peu d’indices exploitables, mais suffisamment pour confirmer certains choix visibles : suspension avant pull-rod, pontons larges, architecture conforme à ce que la nouvelle réglementation impose…
Silverstone ne permet pas de rattraper Barcelone, mais ce filming day sert avant tout à vérifier que tout fonctionne, à écouter la voiture respirer pour la première fois, à identifier les premiers irritants avant d’attaquer le vrai test de vérité.
« C’est toujours un moment de grande fierté de voir un nouveau châssis prendre la piste pour la première fois », explique James Vowles, le directeur de l’équipe. « Nous avons pu mieux comprendre notre package en vue de Bahreïn, et Carlos comme Alex ont déjà donné des retours précieux, tout en identifiant quelques points à corriger. Mais le travail est loin d’être terminé. »
Williams entre maintenant dans une course contre la montre. Les essais officiels de Bahreïn, du 11 au 13 puis du 18 au 20 février, seront cruciaux pour combler le déficit de roulage accumulé. L’équipe devra enchaîner les relais, accélérer l’apprentissage, fiabiliser sans perdre de vue la performance.
Les pilotes, eux, parlent d’un premier contact sans accroc. Albon évoque une journée « calme », propice à l’analyse, tandis que Carlos Sainz insiste sur l’importance symbolique de ces premières boucles. Rien d’euphorique, rien d’inquiétant non plus. Juste un constat : Williams est enfin lancée.
Shakedown complete, featuring our stealth livery chosen by you 👏
— Atlassian Williams F1 Team (@WilliamsF1) February 4, 2026
Now on to Bahrain 🇧🇭 pic.twitter.com/zZZBL7MeRK