Mohammed Ben Sulayem estime que l’Argentine mérite de retrouver la Formule 1 après près de trois décennies d’absence du calendrier mondial

L’Argentine n’a plus accueilli la Formule 1 depuis 1998. Le projet d’un retour prend pourtant de l’ampleur, porté par le président de la FIA Mohammed Ben Sulayem et par la popularité de Franco Colapinto.
L’Argentine recommence sérieusement à parler de Formule 1. À Buenos Aires, Mohammed Ben Sulayem a rencontré Javier Milei lors du Congrès américain de la FIA. Le retour des grandes compétitions automobiles dans le pays était au cœur des discussions.
Le président de la FIA a clairement affiché son soutien au projet. Selon lui, l’Argentine mérite de retrouver une place en F1, notamment grâce à son histoire, sa passion pour le sport automobile et la présence de Colapinto sur la grille depuis 2024.
Le dernier Grand Prix d’Argentine remonte à 1998. L’Autódromo Oscar y Juan Gálvez avait accueilli la F1 à plusieurs reprises depuis les années 1950. « Est-ce que l’Argentine mérite de faire partie du calendrier F1 ? La réponse est oui », a déclaré Ben Sulayem à A24.
Le patron de la FIA rappelle toutefois qu’un retour ne se décrète pas. Il faudra des infrastructures adaptées, des investissements, un soutien gouvernemental et un projet économiquement viable.
L’arrivée de Franco Colapinto a justement changé la situation. Le pilote argentin a réveillé l’intérêt pour la F1 dans son pays et offre au projet un atout que l’Argentine n’avait plus depuis longtemps : une véritable tête d’affiche sur la grille.
Le problème : il n’y a presque plus de place au calendrier
La F1 souhaite conserver un maximum de 24 courses par saison et la concurrence est devenue féroce entre les pays candidats. Avec les contrats actuels, aucune place ne devrait réellement se libérer avant 2029.
« Si l’Argentine entre, quelqu’un d’autre doit sortir », a prévenu le président de la FIA.
Le Mexique, Singapour et le Portugal disposent notamment d’accords jusqu’en 2028. L’Argentine devra donc patienter et surtout convaincre la F1 qu’elle mérite de prendre la place d’un autre Grand Prix.
L’Argentine possède une longue histoire avec la F1 et le rallye, tandis que Colapinto a considérablement renforcé l’intérêt du public depuis son arrivée en F1.

