Horner libéré de Red Bull, Ferrari pourrait saisir cette chance pour renforcer son équipe dirigeante. Vasseur voit son avenir remis en question.

Le limogeage de Christian Horner de Red Bull est un séisme qui secoue tout le paddock. Pour Frédéric Vasseur, dont les résultats chez Ferrari peinent à convaincre, cette onde de choc pourrait se transformer en menace directe.
Le départ de Christian Horner après vingt ans de bons et loyaux services chez Red Bull ne marque pas seulement la fin d’une ère à Milton Keynes, cela a pour conséquence de mettre sur le marché le manager le plus titré de sa génération. Pour une Scuderia Ferrari en quête de titre depuis 2008, l’opportunité de faire venir Horner est une tentation quasi irrésistible. Alors que Frédéric Vasseur peine à redresser la barre, l’hypothèse d’un remplacement n’est plus un tabou.
Le nom de Christian Horner a souvent résonné dans les couloirs de Maranello. Depuis des années, la presse italienne en a fait une cible, un rêve, le symbole du manager pragmatique et intransigeant qui manque à la Scuderia. L’intéressé a toujours poliment démenti, tout en glissant des analyses pertinentes sur les maux de son rival historique. Il pointait notamment du doigt une “lourdeur institutionnelle” qui freinait la compétitivité, contrastant avec l’agilité de Red Bull.
Aujourd’hui, l’homme qui a construit une machine de guerre à partir des cendres de Jaguar et supervisé 14 titres mondiaux est libre de tout engagement. Pour Ferrari, qui aborde le virage de 2026, l’idée de recruter un tel architecte pour finaliser sa reconstruction a de quoi séduire. Horner n’est plus une rumeur, c’est une option crédible.
Arrivé fin 2022 pour insuffler une nouvelle dynamique, Frédéric Vasseur se retrouve dans une position de plus en plus fragile. En 2025, la Scuderia n’a toujours pas remporté la moindre victoire. Elle accuse un retard abyssal de 238 points sur McLaren au championnat Constructeurs, ce qui fragilise la position du Français.
Le soutien public de John Elkann, le président de Ferrari, ne suffit plus à masquer les tensions. Le CEO, Benedetto Vigna, a récemment évoqué des “discussions en cours” concernant l’avenir de Vasseur, une formule diplomatique qui confirme que le poste du Français est loin d’être assuré.
Faut-il maintenir Frédéric Vasseur à son poste, en espérant que son travail de fond finisse par payer à l’horizon 2026 ? Ou faut-il saisir l’opportunité unique de recruter un “tueur” comme Horner pour provoquer l’électrochoc nécessaire et maximiser les chances de succès avec le nouveau règlement ? Pour Frédéric Vasseur, chaque Grand Prix sans résultat probant risque désormais de renforcer l’ombre du Britannique sur Maranello. La pression n’a jamais été aussi forte.
Una de las últimas imágenes que tengo de Horner en el GP de Austria. Teléfono en mano.
— David Moreno 🏎️ (@_DMS16) July 9, 2025
(Recordad que en F1 si quieres que te vean, te ven y te dejas ver. Vasseur lo hace mucho)
Los hay que apuntan a que Horner habría fallado en retener a Max, otros que es precisamente su marcha… pic.twitter.com/qxlYGSjpkG