Le septuple champion Lewis Hamilton liquide sa collection automobile, se consacrant désormais à l’art contemporain et à ses projets créatifs

Le septuple champion du monde Lewis Hamilton a confirmé avoir procédé à la vente de l’intégralité de sa collection privée d’automobiles. Cette décision radicale, révélée en marge du Grand Prix d’Azerbaïdjan, n’est pas motivée par des raisons financières mais par une réorientation de ses intérêts personnels vers le monde de l’art.
Cette annonce marque un tournant dans la vie de l’un des sportifs les plus scrutés de sa génération, qui, à 40 ans, entame un nouveau chapitre de sa carrière chez Ferrari.
Interrogé sur son intérêt potentiel pour les nouveaux modèles de la marque au cheval cabré, Lewis Hamilton a été direct : « Je n’ai plus aucune voiture. Je me suis débarrassé de toutes mes voitures. Je suis plus intéressé par l’art de nos jours. »
Cette déclaration formalise un intérêt pour l’art contemporain que le pilote cultive depuis plusieurs années. Ses visites régulières de galeries et de foires internationales, comme Art Basel, témoignaient déjà d’un attrait dépassant le simple divertissement. La vente de sa collection, estimée à environ 15 millions d’euros, semble donc matérialiser une stratégie de diversification de ses actifs, délaissant les écrous et moteurs pour se concentrer sur des biens culturels et d’investissement à long terme.
La liste des véhicules vendus témoigne de la qualité et de la diversité de la collection d’Hamilton, qui intéressait autant l’investisseur que l’amateur de conduite. Plusieurs pièces maîtresses en constituaient le cœur :
- La Pagani Zonda 760 LH : Un modèle unique (one-off) commandé par Hamilton, se distinguant par sa motorisation et sa boîte de vitesses manuelle spécifique, un détail très recherché sur le marché.
- La McLaren P1 : Considérée comme une référence absolue parmi les hypercars des années 90, sa possession est un marqueur de prestige pour tout collectionneur. Sa valeur sur le marché en fait un investissement de premier ordre.
- La Mercedes-AMG Project One : L’aboutissement technologique de son partenariat victorieux avec Mercedes, cette hypercar embarque un groupe motopropulseur directement dérivé de la Formule 1.
- Les Ferrari LaFerrari (Coupé et Aperta) : L’acquisition de ces modèles, alors qu’il était pilote Mercedes, démontrait déjà son attrait pour les créations de Maranello.
- Les Classiques Américaines : Une Shelby Cobra 427 de 1966 et une Ford Mustang Shelby GT500 de 1967 complétaient l’ensemble, illustrant un goût pour l’histoire automobile et la conduite pure.
Malgré cette vente massive, Hamilton a admis qu’un modèle restait une cible potentielle : la Ferrari F40. Il la qualifie lui-même d‘« œuvre d’art », ce qui positionne cette voiture à la croisée de ses anciens et nouveaux centres d’intérêt. La F40, icône de l’ère des supercars, représente une forme d’art mécanique qui transcende sa simple fonction de véhicule.
Son intérêt ne se limite d’ailleurs pas à l’acquisition. Le pilote a réaffirmé son ambition de participer à la conception d’un futur modèle : « Je veux dessiner une Ferrari. Je veux faire une F44, basée sur la F40, avec une vraie boîte de vitesses manuelle. » Cette volonté de création, plutôt que de simple possession, illustre l’évolution de son rapport à l’automobile.
En pleine saison d’adaptation chez Ferrari, où il cherche encore ses marques sur le plan sportif, Lewis Hamilton opère en parallèle une transformation personnelle et patrimoniale significative, façonnant méticuleusement son image et son avenir pour l’après-F1.
Lewis Hamilton’s first day at Ferrari started at Maranello, then across to Fiorano. He met team boss Fred Vasseur and Ferrari CEO Benedetto Vigna, and had the photos taken in front of company founder Enzo Ferrari’s house. The F40 was there as it's Hamilton's favourite supercar. pic.twitter.com/0Pbz2IqH0d
— Scott Mitchell-Malm (@SMitchellF1) January 20, 2025