Entre Hamilton et Leclerc, la rivalité pourrait devenir un sérieux problème pour Ferrari si la Scuderia dispose d’une voiture capable de gagner le titre

Lewis Hamilton et Charles Leclerc affichent une bonne entente depuis que le Britannique a rejoint Ferrari. Mais pour Juan Pablo Montoya, il ne faut pas forcément se fier aux images que les deux hommes renvoient sur les réseaux sociaux.
L’ancien pilote estime que leur relation est probablement moins simple qu’elle en a l’air. Rien de vraiment surprenant à ses yeux : deux pilotes de ce niveau peuvent très bien s’apprécier tout en se livrant une vraie bataille dès qu’ils prennent le volant.
Le Grand Prix des Pays-Bas a justement montré les limites de cette belle entente. À Zandvoort, Hamilton a passé plusieurs tours coincé derrière son équipier. Montoya estime que Ferrari aurait dû intervenir plus tôt pour savoir lequel des deux avait réellement le meilleur rythme.
Selon lui, l’équipe aurait pu demander à Leclerc de trouver quelques dixièmes supplémentaires ou, à défaut, de laisser passer Hamilton. En restant derrière la Ferrari numéro 16, le Britannique aurait surtout fait souffrir ses pneus sans forcément gagner beaucoup de temps.
Ferrari a finalement tenté une autre solution en demandant à Leclerc de rentrer aux stands. Ce choix a mis le muret Ferrari dans une situation assez inconfortable. Hamilton, de son côté, n’a pas caché son agacement à la radio, allant jusqu’à lâcher une remarque sarcastique sur la stratégie de son équipe avant de présenter ses excuses après la course.
Pour le Colombien, ce genre de tensions est simplement inhérent à la F1. Lorsqu’un pilote pense avoir davantage de rythme que son équipier, il n’a pas envie de patienter gentiment derrière lui. Lorsque les deux jouent les premières places, les désaccords deviennent vite inévitables.
Le véritable problème pourrait finalement être moins la relation entre les deux hommes que la manière dont Ferrari choisit de la gérer. Avec Hamilton et Leclerc dans le même garage, les situations de ce genre ne vont pas disparaître. Si Ferrari dispose un jour d’une voiture capable de jouer régulièrement le championnat, chaque seconde perdue et chaque position échangée pèseront encore davantage.