Red Bull serait-elle l’équipe à battre au GP d’Australie ?

Les essais hivernaux ont placé Ferrari et Mercedes devant. Mais George Russell pense que Red Bull a volontairement caché son vrai niveau.

Red Bull masque-t-elle son véritable potentiel ? Les chronos des essais hivernaux de Bahreïn ont dessiné une hiérarchie provisoire plaçant Ferrari et Mercedes aux avant-postes. Pourtant, dans les garages concurrents, on refuse de prendre ces données pour argent comptant. George Russell, en première ligne, soupçonne ouvertement un coup de bluff de la part de l’écurie de Milton Keynes.

Le pilote britannique a exprimé son incompréhension face aux performances affichées par la RB26. Selon les calculs internes de Mercedes, la monoplace autrichienne aurait perdu près de sept dixièmes entre les deux sessions d’essais, une évolution difficile à justifier sur le plan purement technique. « De notre côté, il n’y a pas vraiment eu de poker menteur », a expliqué Russell face aux médias. « Nous avons gardé des plans de roulage très cohérents sur les deux semaines, avec des charges de carburant comparables. »

Le contraste avec Red Bull l’intrigue profondément : « Nous les avions évalués comme les plus rapides lors du premier test. Et d’après nos chiffres, ils étaient sept dixièmes plus lents lors du second, alors que Ferrari et nous avons gagné quelques dixièmes. J’ai du mal à comprendre comment ils ont pu perdre autant en une semaine. »

Cette lenteur renvoie souvent vers une pratique courante : rouler avec des cartographies moteur bridées ou un réservoir plein pour ne pas alerter la concurrence.

Verstappen temporise, mais savoure le nouveau moteur

Chez Red Bull, le discours officiel tranche avec les suspicions de Mercedes. Max Verstappen aborde la manche d’ouverture avec une prudence mesurée, affirmant que l’équipe doit encore progresser pour espérer dominer.

« Nous avons eu une pré-saison assez correcte », a détaillé le Néerlandais. « Nous avons beaucoup roulé et appris énormément. Mais en termes de performance, je pense que nous avons encore pas mal de travail pour être à l’avant. »

Le quadruple champion du monde aborde ce premier week-end avec une approche pragmatique : faire son travail, marquer de gros points et observer la hiérarchie.

Pourtant, derrière cette réserve, l’enthousiasme es réel face au défi technique colossal qui attend l’écurie. 2026 marque les débuts du moteur conçu en interne par Red Bull Powertrains, avec le soutien de Ford. Verstappen a partagé son émotion après l’aboutissement de ce projet de longue date : « Quand j’ai vu la voiture prête à partir avec notre propre unité de puissance, j’en ai eu des frissons. Notre point de départ est très bon. »

L’autre nouveauté du clan Red Bull réside dans son deuxième baquet. Promu aux côtés de Verstappen, le Français Isack Hadjar aborde ce premier rendez-vous de la saison en tant que titulaire avec l’envie de s’affirmer, tout en gardant la tête froide.

« C’est une nouvelle aventure et j’ai hâte de voir notre progression au fil de l’année », souligne le jeune pilote de 21 ans. Conscient des enjeux de fiabilité inhérents à toute nouvelle réglementation, il fixe un objectif rationnel : « Si nous terminons la course, ce sera déjà un très bon début. Je pense que nous avons une bonne monoplace, donc j’espère évidemment un podium, mais je ne sais pas encore où nous nous situons. »

Le verdict de Melbourne

Toutes ces interrogations convergent vers un seul et même moment : les qualifications de samedi. C’est traditionnellement à cet instant que les charges de carburant tombent et que les ingénieurs libèrent la pleine puissance des moteurs.

Si Russell a vu juste et que Red Bull a volontairement ralenti le jeu à Bahreïn, la RB26 apparaîtra sous son vrai visage sur l’asphalte de Melbourne. Dans le cas contraire, cette nouvelle ère de la Formule 1 s’ouvrira sur une bataille bien plus serrée que prévu.

Author: Patrick Angler, Rédacteur en Chef
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2 thoughts on “Red Bull serait-elle l’équipe à battre au GP d’Australie ?

  1. George Russell est un bon pilote, mais ne sera toujours qu’un suiveur. Il va se faire manger par un ado sans permis.

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