Max Verstappen retrouve des sensations à Miami, pendant qu’Isack Hadjar peine à suivre le rythme avec la RB22 modifiée.

Le contraste saute aux yeux dès l’arrivée du premier package d’évolutions : la RB22 semble avoir retrouvé une direction qui convient nettement mieux à Max Verstappen. Une orientation qui, dans le même temps, place Isack Hadjar dans une position beaucoup plus inconfortable.
A Miami, Verstappen a retrouvé des sensations qu’il cherchait depuis le début de la saison. Après plusieurs week-ends à composer avec une monoplace capricieuse, le Néerlandais a signé une solide deuxième place en qualifications, à seulement 0,166 seconde de Kimi Antonelli.
Ce regain de forme arrive à point nommé. La pause d’avril a permis à Red Bull de revoir en profondeur certains points faibles identifiés sur la RB22. Parmi les évolutions visibles, un aileron arrière de type “Macarena”, inspiré de Ferrari, avec une ouverture plus importante, signe d’un travail ciblé sur l’efficacité aérodynamique.
Au volant, le changement est tangible. « Au cours des dernières semaines, l’équipe a poussé au maximum pour apporter des améliorations et me permettre de me sentir plus à l’aise », a expliqué Verstappen. « Et cela paie vraiment : je me sens de nouveau plus en contrôle de la voiture, ce qui me permet d’attaquer davantage. »
Le discours a changé. Là où dominaient les doutes, Verstappen évoque désormais une forme de progression claire, allant jusqu’à parler de « lumière au bout du tunnel ». De quoi relancer ses ambitions, au moins à court terme.
Cette même amélioration technique semble en revanche poser davantage de questions du côté d’Isack Hadjar. Le Français, jusque-là relativement proche de son coéquipier dans certaines phases, a vu l’écart se creuser de manière notable à Miami. À certains moments, plus d’une seconde séparait les deux pilotes — un écart difficile à ignorer à ce niveau.
Le principal intéressé ne cache pas son incompréhension : « C’est extrêmement frustrant. Je suis à une seconde de mon coéquipier », a-t-il confié à Canal+. « Lors des trois premiers Grands Prix, je savais pourquoi j’étais plus lent, ou parfois plus rapide. Là, la différence est beaucoup plus difficile à expliquer. »
Le chrono ne dit pas tout. C’est surtout le ressenti d’Hadjar qui frappe. « Je ne prends pas de plaisir avec la voiture. J’ai du mal à la comprendre. »
Une dynamique bien connue à Milton Keynes
Ce genre de situation n’a rien de nouveau chez Red Bull. Quand la voiture progresse, elle tend souvent à se rapprocher des préférences très marquées de Verstappen. Un équilibre particulier, déjà aperçu ces dernières années, qui ne facilite pas toujours la tâche de son coéquipier.
L’ancien ingénieur Ferrari Ernest Knoors met des mots sur cette évolution : « La voiture fait ce que Max lui demande. Il est possible que le développement récent aille dans sa direction, ce qui complique les choses pour Hadjar. »
Du côté de Red Bull, Laurent Mekies insiste surtout sur le travail de fond réalisé pour corriger les faiblesses de la RB22. L’idée est de retrouver une base saine et exploitable.
Pour Hadjar, le défi est désormais concret. Comprendre cette nouvelle version de la voiture, et surtout trouver comment en tirer quelque chose.
👀 "Dans la ligne droite, il nous en manque par rapport à l'autre voiture".
— CANAL+ F1® (@CanalplusF1) May 2, 2026
Isack Hadjar s'élancera 9e pour le Grand Prix demain 🙏#F1 #MiamiGP pic.twitter.com/R4pVXpi92g





















