Hadjar blâme Leclerc après les qualifications à Las Vegas

Hadjar charge Leclerc : une Ferrari au ralenti lui coûte un tour en or à Vegas. Le Français part 8e sur la grille de départ, bien décidé à répondre en piste.

Pour un rookie, se qualifier huitième sous la pluie de Las Vegas, sur l’un des circuits les plus piégeux du monde, devrait être un triomphe. Pourtant, c’est un Isack Hadjar au visage fermé et à la colère froide qui est sorti de sa monoplace samedi soir.

Le Français, auteur d’une performance remarquable tout au long du week-end, estime être passé à côté d’un exploit bien plus grand. Le coupable désigné n’est autre que Charles Leclerc.

Penchons-nous sur le contexte : la piste de Las Vegas s’asséchait rapidement en fin de Q3, rendant chaque seconde précieuse. Le dernier tour était donc le seul qui comptait.

Le pilote Racing Bulls était en train de voler. « Minimum cinquième », a-t-il lâché, amer, en analysant sa télémétrie. « Je regardais le delta, j’étais sept dixièmes plus vite [que mon meilleur tour]. »

Mais son élan a été brisé net au virage 14. Charles Leclerc, qui venait de commettre une erreur, roulait au ralenti sur la trajectoire. Si le drapeau jaune avait été retiré au moment où Hadjar arrivait, la Ferrari, elle, était toujours là, forçant le Français à planter les freins.

« Il a freiné, et j’arrivais derrière », a expliqué Hadjar. « Bien sûr, vous avez le droit de lever le pied [sous drapeau jaune], mais lui s’est quasiment arrêté. »

La radio du Français, captée juste après le drapeau à damier, ne laissait aucun doute sur son état d’esprit. « Pourquoi y avait-il un drapeau jaune alors qu’il n’y avait rien ? », a-t-il d’abord demandé, avant que son équipe ne lui confirme que c’était Leclerc. La réponse a fusé : « Ouais, bien sûr, ce mec a ruiné notre session… Mon Dieu, on était bloqué derrière lui… Leclerc. »

Se retrouver englué derrière une Ferrari en perdition, alors que le top 5 était à portée de volant, est un gâchis que le jeune pilote a du mal à avaler. Mais ce qui rend l’exploit d’Hadjar encore plus notable, c’est son inexpérience totale dans ces conditions. « Honnêtement, jusqu’à présent cette année, nous n’avions piloté sous la pluie qu’en course, sans visibilité. Donc je n’avais jamais vraiment pu m’essayer sous la pluie dans une F1 », a-t-il révélé.

Il s’élancera 8e, juste devant… Charles Leclerc (9e). Le premier freinage au virage 1 risque d’avoir une saveur de revanche.

1 thought on “Hadjar blâme Leclerc après les qualifications à Las Vegas

  1. Rejeter la responsabilité sur autrui, râler et bouder. Et le faire savoir haut et fort. On se croirait dans une télé-réalité. Heureusement que les autres rookies font preuve de beaucoup plus de maturité…

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