Norris en pole, Piastri malchanceux et Hamilton dernier : la grille de départ de Vegas raconte une séance folle, sculptée par la pluie et les drapeaux jaunes

La nuit de Las Vegas a offert un spectacle dantesque, transformant le Strip en patinoire géante. Dans des conditions d’adhérence précaires, entre pluie, froid polaire (moins de 10°C) et visibilité réduite par le spray sous les néons, Lando Norris a livré une prestation de maître pour s’adjuger la pole position.
Le Britannique a dompté les éléments et la pression du championnat, signant un tour final époustouflant en 1:47.934, reléguant Max Verstappen à plus de six dixièmes. Mais derrière ce duel de titans, la hiérarchie a été dynamitée par les éléments, faisant des victimes de marque.
La première secousse a eu lieu dès la Q1, et elle fut violente pour Mercedes et Ferrari.
L’écurie allemande, qui avait montré un rythme solide lors des essais, a vu un ses deux pilotes éliminés prématurément. Kimi Antonelli, n’a pas fait mieux (17e), piégé par les conditions. D’ailleurs, l’équipe est convoquée pour une infraction aux règles du Parc Fermé sur les deux voitures. Affaire à suivre…
Williams a également payé un lourd tribut avec l’élimination d’Alex Albon, qui a fracassé sa suspension contre le mur au virage 13, provoquant les drapeaux jaunes fatals à Hamilton.
Lewis Hamilton, pourtant réputé pour son aisance sous la pluie, a vécu un cauchemar. Incapable de faire monter ses pneus en température, gêné par des drapeaux jaunes en fin de séance, le septuple champion du monde termine bon dernier. Une humiliation suprême au volant de sa Ferrari et sa pire qualification en carrière.
En Q3, alors que la piste s’asséchait très légèrement, permettant l’usage des pneus intermédiaires, Oscar Piastri n’a pas pu concrétiser. L’Australien a vu son dernier tour ruiné par un drapeau jaune provoqué par… Charles Leclerc.
Le pilote Ferrari, qui a passé sa soirée à visiter les échappatoires (notamment au virage 11), a obligé Piastri à lever le pied. Résultat : une frustrante 5e place pour la McLaren n°81, loin de son coéquipier.
À l’inverse, Carlos Sainz a brillé. Malgré une enquête vite classée pour un retour en piste dangereux en Q1, l’Espagnol a hissé sa Williams à une superbe 3e place, prouvant que la FW47 est une arme redoutable sur ce tracé, même sous la pluie.
La performance collective de la soirée revient sans conteste à Racing Bulls. Dans ces conditions de faible adhérence où le talent et le feeling priment, Liam Lawson (6e) et Isack Hadjar (8e) ont réalisé un exploit. Placer deux voitures dans le top 8 est un résultat inespéré qui pourrait peser lourd au championnat constructeurs.
| 1 | Lando Norris |
| 2 | Max Verstappen |
| 3 | Carlos Sainz |
| 4 | George Russell |
| 5 | Oscar Piastri |
| 6 | Liam Lawson |
| 7 | Fernando Alonso |
| 8 | Isack Hadjar |
| 9 | Charles Leclerc |
| 10 | Pierre Gasly |
| 11 | Nico Hulkenberg |
| 12 | Lance Stroll |
| 13 | Esteban Ocon |
| 14 | Oliver Bearman |
| 15 | Franco Colapinto |
| 16 | Alexander Albon |
| 17 | Kimi Antonelli |
| 18 | Gabriel Bortoleto |
| 19 | Yuki Tsunoda |
| 20 | Lewis Hamilton |
LE POLEMAN DE LAS VEGAS EST… 👀
— CANAL+ F1® (@CanalplusF1) November 22, 2025
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