Guidé par son père, Carlos Sainz Jr. a découvert les codes du rallye-raid au volant du Ford Raptor T1+, prototype du Dakar

Carlos Sainz, pilote titulaire de l’écurie Williams F1, a récemment pris part à une journée d’essais privés au volant du Ford Raptor T1+, le prototype avec lequel son père prépare le prochain Rallye Dakar. Si l’événement a une évidente dimension familiale, il présente un intérêt technique et stratégique notable pour un pilote de Formule 1 au sommet de sa carrière.
Le test, qui s’est déroulé sur des pistes de terre près de Saragosse en Espagne, n’était pas une simple prise en main. Il s’agissait d’une immersion complète dans la discipline du rallye-raid. Dans un premier temps, Sainz Jr. a pris place dans le baquet du copilote pour analyser le pilotage de son père, quadruple vainqueur du Dakar. Par la suite, les rôles ont été inversés : le pilote de F1 a pris les commandes du prototype de la catégorie reine (T1+), tandis que son père lui dictait les notes.
Cette expérience est une masterclass accélérée. Pour un pilote de circuit, habitué à des trajectoires millimétrées sur asphalte, le pilotage d’un tel engin et l’exercice des notes représentent une découverte technique fondamentale. Cet intérêt pour la discipline n’est pas nouveau chez l’Espagnol, qui avait déjà piloté la voiture ouvreuse du Rallye Monte-Carlo en 2018, montrant une curiosité durable pour les défis du “off-road”.
Cette incursion de Carlos Sainz dans le monde du rallye-raid s’inscrit dans une tendance plus large chez les pilotes de monoplace. Si son avenir immédiat est solidement ancré en Formule 1, comme en témoigne son récent podium à Bakou, de nombreux pilotes de sa génération explorent d’autres disciplines pour l’après-F1. L’Endurance et l’IndyCar sont des voies classiques, mais le Dakar, l’un des derniers grands défis extrêmes du sport automobile, représente un attrait particulier.
Ce test peut donc être interprété comme une première prise de contact sérieuse, une évaluation des sensations et des exigences de la discipline en vue d’une potentielle seconde carrière. Des pilotes comme Fernando Alonso (avec sa participation au Dakar en 2020) ont déjà ouvert la voie, prouvant que la transition est possible.
Il est également à noter que ce test s’est déroulé avec un prototype Ford. Le constructeur américain, qui fera son grand retour en Formule 1 en 2026 en tant que partenaire moteur de Red Bull, montre ainsi son implication dans diverses catégories de pointe.
Bien que Carlos Sainz soit aujourd’hui pilote pour Williams (motorisé par Mercedes), il reste un pur produit de la filière Red Bull, qui l’a mené à la F1. Ce roulage sous la bannière d’un futur partenaire de son ancienne famille, bien que non officiel, est un détail intéressant dans le jeu complexe des relations entre pilotes, écuries et constructeurs.
Pour l’heure, la priorité de Sainz reste sa campagne en F1, mais cet essai en Espagne a prouvé que sa passion pour le pilotage ne connaît pas de frontières, et que l’héritage familial en rallye pourrait bien avoir un avenir.
rally driver carlos sainz jr 😮💨😮💨😮💨 pic.twitter.com/MNipiJPL9p
— yoyo 🦄 (@williamssainz) October 1, 2025