Lewis Hamilton sous pression : selon Juan-Pablo Montoya, Ferrari pourrait le “parachuter” ambassadeur et confier son baquet à Oliver Bearman.

La rumeur peut sembler folle, limite irrespectueuse, et pourtant, elle circule de plus en plus dans le paddock. L’idée que Lewis Hamilton, la recrue star, puisse être “poussé” hors de son baquet Ferrari pour être remplacé par Ollie Bearman.
Cette spéculation est le symptôme d’une situation qui devient critique à Maranello et le Grand Prix du Brésil, le week-end dernier, n’a pas apaisé les tensions.
- D’un côté, la légende. Lewis Hamilton, 40 ans, a vécu un nouveau calvaire. Eliminé en Q2 Sprint, 13e en qualification, il termine sa course par un abandon après un contact et une pénalité. Il a lui-même qualifié sa saison de “cauchemar”.
- De l’autre, le rookie. Ollie Bearman, 20 ans, sur une modeste Haas, a encore été brillant. Il a terminé 6e, confirmant son incroyable 4e place du Mexique.
Les trajectoires sont diamétralement opposées et chez Ferrari, une telle situation ne reste jamais longtemps sans conséquences politiques.
L’incendie a été publiquement allumé par le sommet de la hiérarchie. John Elkann, le président de Ferrari, a fait part de sa frustration. Lundi, il a sèchement recadré ses pilotes de F1, leur demandant de “moins parler et de plus piloter”, les accusant de “ne pas être au niveau” (contrairement aux mécaniciens et aux ingénieurs) et de ne “penser qu’à eux-mêmes”.
Une attaque directe, visant Hamilton et ses états d’âme sur son “cauchemar” de saison.
C’est dans ce contexte que l’ancien pilote Juan Pablo Montoya a mis des mots sur une hypothèse qui suit son petit bonhomme de chemin depuis quelques jours. Selon Montoya, Ferrari pourrait bientôt avoir un “casse-tête” si Bearman continue de surperformer pendant qu’Hamilton sous-performe.
« Ils [Ferrari] pourraient pousser Hamilton à devenir un ambassadeur et choisir Bearman pour prendre son baquet », a suggéré Montoya, selon des propos relayés par Express UK. « La F1 peut être politique. »
Il ne s’agirait donc pas d’un licenciement brutal. Il s’agirait d’un “parachute doré”. Ferrari garderait le prestige et la puissance marketing du nom “Hamilton” via un rôle d’ambassadeur, tout en plaçant dans la voiture le pilote le plus en forme.
Le mur de la réalité
Cette théorie se heurte cependant à deux obstacles majeurs.
Le premier est le contrat d’Hamilton, qui court jusqu’à fin 2026. L’Anglais n’est pas venu pour être ambassadeur ; il est venu pour les nouvelles réglementations, espérant une voiture enfin adaptée à son style.
Le second, c’est Hamilton lui-même. En réponse directe à son président, il a posté un message défiant : « Je soutiens mon équipe. Je me soutiens moi-même. Je n’abandonnerai pas. Ni maintenant, ni avant, ni jamais. »
La rumeur d’un remplacement est donc prématurée. Mais le fait même qu’elle existe et qu’elle soit crédibilisée par des figures du paddock prouve à quel point la lune de miel entre Hamilton et Ferrari est terminée depuis longtemps.