Inspiré par Max Verstappen, Kimi Antonelli se projette déjà en endurance, avec le rêve de courir un jour au Nürburgring à ses côtés.

Le virus de l’Endurance et du GT3 est en train de contaminer tout le paddock de la Formule 1. Si Fernando Alonso avait relancé la mode il y a quelques années, c’est aujourd’hui Max Verstappen qui fait figure de prescripteur. Après avoir obtenu son fameux permis pour limer la mythique Nordschleife, le Néerlandais donne de sérieuses idées à la nouvelle génération, Kimi Antonelli en tête.
Antonelli n’est pas le seul à faire des appels du pied. Pierre Gasly, ancien coéquipier de Verstappen, a récemment déclaré qu’il ne verrait pas d’inconvénient à faire équipe avec lui pour s’essayer aux voitures de tourisme.
D’autres sont déjà passés à l’acte, avec plus ou moins de réussite. Lance Stroll vient tout juste de s’aligner au départ du GT World Challenge sur le circuit du Paul Ricard. L’expérience du Canadien s’est soldée par un abandon en 48e position et la bagatelle de 175 secondes de pénalité accumulées. Malgré ce chaos comptable, le pilote Aston Martin a affiché un rythme intrinsèque assez bon au volant de la GT3, confirmant que les pilotes de F1 s’adaptent à la vitesse de l’éclair à ces monstres d’endurance.
Dans ce contexte, un détail n’est pas passé inaperçu lors du week-end du Grand Prix du Japon en mars dernier : une story Instagram montrait Kimi Antonelli suivre de près la course de Verstappen en NLS (le championnat d’endurance local du Nürburgring).
Interrogé par Sky Sport Italie sur ses propres ambitions hors de la monoplace, le jeune prodige italien n’a pas caché son désir de franchir le pas : « Absolument les 24 Heures du Nürburgring, car la Nordschleife est l’un de mes circuits préférés. Je n’y ai fait qu’un seul tour dans une voiture de route, mais j’adorerais l’essayer dans une voiture de course. Ensuite, les 24 Heures du Mans, qui est une course incroyable : je suis allé la voir trois fois, et ça a toujours été génial. Et puis je ferais aussi le Petit Le Mans à Road Atlanta ou les 12 Heures de Sebring. »
L’idée de voir deux des plus grands talents bruts de la F1 actuelle dompter « l’Enfer Vert » sur une même voiture de Grand Tourisme a de quoi faire saliver. D’autant plus que Verstappen s’est fixé un objectif historique pour l’édition de mai 2026 de la classique allemande.
S’il s’impose, le fer de lance de Red Bull deviendra le premier champion du monde de Formule 1 à remporter la course depuis un certain Niki Lauda. L’Autrichien avait réalisé cet exploit en 1973 sur BMW, deux ans avant de décrocher sa première couronne en catégorie reine.
(Petite anecdote savoureuse du paddock : la seule autre figure de la F1 à avoir triomphé aux 24 Heures du Nürburgring n’est autre que Bernd Mayländer. Le célèbre pilote de la voiture de sécurité l’avait emporté en 2000 au volant d’une Porsche 996).





















