Alonso pénalisé de 25 places sur la grille de départ à Bakou

Le week-end d’Alonso prend une mauvaise tournure avant les qualifications avec une pénalité qui l’enverra en fond de grille pour le Grand Prix d’Azerbaïdjan

Fernando Alonso sait déjà qu’il sera en difficulté ce samedi à Bakou. L’Espagnol vient d’écoper d’une pénalité de 25 places sur la grille du Grand Prix d’Azerbaïdjan, après plusieurs changements effectués sur son groupe propulseur.

La sanction a été officialisée par les commissaires, quelques heures après les EL1. Aston Martin a profité de la première séance pour installer plusieurs nouveaux éléments sur la voiture du double champion du monde.

Alonso utilise désormais un cinquième moteur à combustion interne et un cinquième turbocompresseur, mais aussi un neuvième élément auxiliaire du groupe propulseur. Tous trois dépassent les limites fixées par le règlement de la FIA. C’est l’accumulation de ces changements qui fait grimper la sanction à 25 places.

Le moteur et le turbocompresseur supplémentaires valent chacun 10 places de pénalité. Le neuvième élément auxiliaire ajoute cinq positions. Les commissaires ont donc additionné les trois sanctions pour arriver au total de 25 places.

La situation est particulière puisque le nombre de places à perdre dépasse largement la taille de la grille. Alonso ne reculera donc pas réellement de 25 positions. Les commissaires précisent que sa position de départ sera déterminée selon les règles prévues pour ce type de sanction, à condition qu’il soit classé en qualifications.

Lance Stroll a lui aussi écopé de 20 places sur la grille après l’installation d’un sixième turbocompresseur, d’un septième système de stockage d’énergie, d’une sixième unité d’électronique de contrôle et d’un huitième élément auxiliaire.

Les deux Aston Martin vont donc aborder la course avec un sérieux handicap avant même de connaître leur position en qualifications, même si elles sont habituées à partir derrière.

Author: Elisabeth Maingé, Consultante
Ingénieure de formation et passionnée de Formule 1 depuis son enfance, Élisabeth Maingé évolue au sein d’un grand constructeur automobile, où elle travaille dans le domaine de la recherche et du développement. Elle met son expertise technique au service de F1ACTU en analysant les performances des monoplaces, les choix aérodynamiques et les enjeux liés aux évolutions réglementaires. Son regard d’ingénieure apporte un éclairage précis sur les forces en présence dans le paddock, en reliant les données techniques aux performances en piste.

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