Verstappen a une nouvelle arme dans son arsenal pour la course au titre

Délesté de cinq points de pénalité, Max Verstappen retrouve le droit d’attaquer sans retenue dans sa chasse à Land Norris et Oscar Piastri

C’est une nouvelle qui va ravir les fans du Néerlandais. Administrative en apparence, mais potentiellement décisive : Max Verstappen vient de récupérer quelque chose qu’aucune évolution technique ne pouvait lui offrir — le droit d’attaquer sans retenue.

Depuis le Grand Prix d’Espagne, le Néerlandais roulait sous contrainte. Trois points récoltés pour son accrochage avec George Russell à Barcelone l’avaient fait grimper à 11 sur sa Super Licence. Un de plus, et c’était la suspension automatique. Le quadruple champion du monde, d’ordinaire tranchant, avait dû rentrer dans le rang.

Pendant des mois, Verstappen a rongé son frein. Chaque dépassement devenait une équation à risque : défendre trop fort, fermer trop tard, et la FIA pouvait lui couper les ailes pour un week-end entier.

Mais en F1, le temps efface aussi les fautes et le calendrier vient de lui rendre une partie de sa liberté. Les deux points de son accrochage avec Lando Norris en Autriche 2024 ont expiré en juin, puis ceux de sa manœuvre au Mexique 2024 le week-end dernier. Ce 3 novembre, un dernier point – hérité d’une infraction sous voiture de sécurité virtuelle à Interlagos – s’est également envolé du registre.

Bilan : cinq points envolés, et un compteur allégé à six. Autrement dit, Verstappen a retrouvé de la marge qu’il saura sans doute exploiter au maximum.

Cette bouffée d’oxygène change tout. Elle réveille la version la plus redoutée du champion : celle qui attaque sans calcul, qui ose la manœuvre impossible en bout de ligne droite, qui force le duel plutôt que de le subir. À 36 points de Norris au championnat, Verstappen vient de récupérer des jokers.

Il peut désormais voir venir. Une touchette, c’est deux points. Un dépassement trop musclé , trois. De quoi risquer gros sans tout perdre. Cela suffit à modifier l’équilibre du duel face aux McLaren, surtout à l’heure où Red Bull me tout sur la table pour combler son déficit en rythme pur.

Verstappen, lui, peut respirer. Mieux : il peut redevenir lui-même. L’homme qui repousse les commissaires à revoir leurs limites, qui transforme la ligne blanche en zone grise.

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