La Formule 1 envisage un final à quatre courses, mais les équipes s’y opposent pour des raisons logistiques et humaines.

La crise au Moyen-Orient a déjà bouleversé le calendrier 2026, avec l’annulation des Grands Prix de Bahreïn et d’Arabie saoudite. Depuis, la Formule 1 explore plusieurs scénarios pour réintégrer au moins l’une de ces manches en fin de saison.
Mais une option commence à coincer sérieusement : celle d’un enchaînement de quatre courses en quatre semaines pour conclure l’année.
L’hypothèse a notamment été évoquée par l’ancien pilote Robert Doornbos. L’idée serait d’insérer Djeddah début décembre, avec un décalage du Grand Prix d’Abu Dhabi d’une semaine. Résultat : une fin de saison condensée avec Las Vegas, le Qatar, Djeddah et Abu Dhabi.
Quatre courses, quatre destinations, en un temps très court.
Selon le journaliste Nelson Valkenburg, interrogé dans le podcast Nailing The Apex, cette option ne fait pas l’unanimité, loin de là. « Cette rotation est tout simplement brutale. Las Vegas vers le Qatar, en termes de temps, de vols, de météo… tout. À ce moment de la saison, tout le monde est déjà à son point de rupture, notamment les mécaniciens. »
Un enchaînement jugé difficile à absorber, autant sur le plan humain que logistique. Valkenburg se montre d’ailleurs prudent sur la faisabilité du projet : « Jusqu’à récemment, je pensais que nous nous dirigions vers quatre courses d’affilée, mais certaines sources indiquent que ce n’est pas simple d’intégrer Djeddah en fin d’année. En l’état, il est peu probable que Bahreïn et Djeddah soient remplacés. »
Un report du Grand Prix d’Abu Dhabi poserait d’autres problèmes. L’événement de Yas Marina dépasse largement le cadre sportif, avec des concerts internationaux déjà programmés et une organisation verrouillée plusieurs mois à l’avance. Décaler la date impliquerait de revoir l’ensemble du dispositif : artistes, hôtels, transports et hospitalités.
Dans ce contexte, Bahreïn semble avoir moins de chances de revenir au calendrier. Si une course devait être reprogrammée, Djeddah apparaît plus prioritaire, notamment pour des raisons commerciales et stratégiques.
Face aux contraintes accumulées, la solution la plus réaliste reste aujourd’hui la plus simple : ne pas modifier davantage le calendrier. La saison 2026 pourrait donc se conclure avec 22 Grands Prix, sans tentative de réintégration en fin d’année.





















